La Commission Petits Ruminants, réunie ce 28 mars, a fait le point sur
les actions sanitaires en cours et envisagé leur évolution en fonction
des besoins de l'élevage ovin creusois.
Tremblante : le programme départemental de génotypage
Mis en place depuis trois ans, grâce à une aide du Conseil Général
permettant la prise en charge de 50 % des frais, ce programme
départemental a permis le génotypage de 30 béliers dans 9 élevages en
2004 (16 % ARR/ARR), de 20 béliers dans 5 élevages en 2005 (40 %
ARR/ARR) et de 18 béliers dans 6 élevages (44 % ARR/ARR). Il apparaît
que cette action concerne un nombre restreint de cheptel. En effet, en
raison des campagnes de génotypage nationales et régionales, la grande
majorité des élevages connaisse aujourd'hui le statut de leurs animaux
et ont sélectionné des géniteurs (mâles et femelles) susceptibles de
produire des futures générations avec un génotype résistant à la
tremblante. Le besoin actuel est d'inciter les éleveurs à se fournir
dans les élevages présentant des garanties par rapport à cette maladie
et d'articuler les nouvelles modalités de cette action au niveau des
introductions et avec, notamment, l'utilisation du Billet de Garantie
Conventionnelle Ovin.
Les mesures de police sanitaire
Le programme d'évaluation de la prévalence de la tremblante des ovins
et des caprins depuis 2005 prévoit le dépistage de 100 % des caprins de
plus de 18 mois à l'équarrissage et à l'abattoir et de 100 % des ovins
de plus de 18 mois à l'équarrissage et de 30 % à l'abattoir. Pour 2006,
31.731 prélèvements et analyses sur des petits ruminants ont eu lieu à
l'équarrissage de Dun le Palestel dont environ 18 à 20 % provenant de
la Creuse. 4 cas ont été découverts à l'équarrissage et 2 cas en
abattoir. Trois élevages ont été placés sous APPDI (Arrêté Préfectoral
Portant Déclaration d'Infection) dans lesquels les génotypages (1.856
animaux) et l'abattage (408 animaux sensibles et très sensibles) ont eu
lieu. Les trois autres cheptels, n'étant pas les cheptels naisseurs,
ont été mis sous APMS (Arrêté Préfectoral de Mise sous Surveillance)
pour une durée de trois ans. Dans le cadre de ce schéma
d'épidémiosurveillance, nous nous trouvons dans une période
transitoire, en attente d'une nouvelle réglementation incluant un
distinguo entre la tremblante dite « classique » et la tremblante dite
« atipyque, souche Nor98 ». Au cours de cette période charnière, la
DDSV de la Creuse souhaite maintenir les dispositifs existants.
Le Billet de Garantie Conventionnelle ovin
A la disposition des éleveurs depuis début 2006, 6 élevages l'ont déjà
utilisé pour l'introduction de 17 ovins. Le GDSCC prend en charge, sur
ses fonds propres, 50 % du montant des frais d'analyses. Le bien-fondé
de son utilisation n'est plus à démontrer, il s'agit d'une action qui
débute, rappelons qu'il a fallu plus de 15 ans pour voir le Billet de
Garantie Conventionnelle Bovin utilisé dans 60 % des introductions. De
plus, l'absence de contrôle à l'introduction sur des ovins provenant de
zones indemnes vis à vis des maladies réglementées (brucellose)
constitue un frein en terme d'habitudes prises par rapport à
l'utilisation du BGC ovin. Néanmoins, cet outil ne doit pas être
considéré comme une exigence supplémentaire mais, au contraire, comme
un apport de garantie sanitaire en plus pour l'acheteur et une
valorisation du statut de l'élevage vendeur. Sa promotion et son
avancée passent obligatoirement par une volonté collective de
l'ensemble des acteurs de la filière ovine. Afin de répondre à ce
besoin, une information collective sera diffusée par l'ensemble des
Organisations Professionnelles Agricoles avec une plaquette préparée
par le GDSCC en concertation avec l'ensemble des partenaires de la
filière concernés.
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Les plans de prévention sanitaire proposés par le GDSCC dans les
élevages ovins
Le programme de prévention des maladie émergentes en élevage ovin
apporte un appui technique et financier à tout élevage confronté à une
problématique sanitaire particulière ou particulièrement importante
(avortements, parasitisme, maladies respiratoires…). Pour la campagne
passée, cette action a été mise en place dans 15 élevages (47 visites
d'élevages pour 7.908,54 Euros, 50 % pris en charge par les
financements DOCUP et Conseil Régional et 50% pris en charge par le
GDSCC ; diverses analyses réalisées pour 2.934,31 Euros pris en charge
à 50 % par les financements DOCUP et Conseil Régional et 50 % par
l'éleveur).
Le réseau sentinelle présente comme objectif l'amélioration du contrôle
du parasitisme interne dans les élevages ovins grâce à la connaissance
des différents parasites incriminés, à l'évaluation des modes et des
niveaux d'infestation et du risque parasitaire local et, ce, dans 14
élevages (91 visites et prélèvements pour un montant de 10.752,91 Euros
ayant donné lieu à 147 analyses d'herbes et 170 coproscopies pour un
montant de 5.488,20 Euros, 50 % pris en charge par les financements
DOCUP et le Conseil Régional et 50 % pris en charge par le GDSCC). A
noter que cette dernière action permet une approche plus rationnelle de
la maîtrise du parasitisme dans son élevage. Sur ce dernier point, à la
demande des membres de la commission, le GDSCC va réaliser une fiche
technique précisant les méthodes de prélèvements d'herbe et de fèces,
les différentes analyses réalisables et les informations que l'on peut
en attendre avec les limites de chaque analyse.
Convention avec le Conseil Général : les possibilités de nouvelles
adaptations
Une convention pluriannuelle portant sur la période 2005/2009, d'un
montant de 12.500 Euros, portant sur le génotypage des haras de béliers
existe entre le Conseil Général et le GDSCC. Compte tenu des éléments
évoqués plus haut, une évolution des conditions techniques et
financières devient nécessaire avec orientation de cette action vers le
génotypage des béliers à l'introduction (s'il n'est pas connu) dans le
cadre de l'utilisation du BGC ovin. Une demande en ce sens va donc être
présentée au Conseil Général.
En conclusion, une meilleure information pour une meilleure
sensibilisation
En élevage ovin, comme pour les autres espèces, une
meilleure connaissance des bases du sanitaire et de ce que peut
apporter le GDSCC à travers ses différentes missions (que ce soit en
prévention avec le BGC, le réseau sentinelle, … ou en curatif avec les
plans maladies émergentes, désinfection des bâtiments, …) nécessitent
une information encore renforcée des éleveurs. Cela représente un axe
majeur d'action du GDSCC (intervention au stage 40 heures, visites des
nouveaux installés, communication écrite portant sur différents thèmes
sanitaires et régulièrement diffusée dans toute la presse locale
spécialisée et disponible sur le site Internet du GDSCC www.gdscc.fr…).
Vous pouvez nous aider à améliorer ce dernier volet en nous indiquant
vos souhaits d'information concernant une problématique spécifique en
matière de sanitaire sur l'espèce ovine.