La Convention citoyenne pour le climat a rendu dimanche ses propositions pour lutter contre le réchauffement climatique. Les 150 citoyens qui la composent seront reçus le 29 juin par Emmanuel Macron pour leur apporter de premières réponses, alors que le président prépare un plan de reprise. Il est possible que certaines des propositions fassent l’objet d’un référendum. Si celles qui font le plus parler sont la réduction du temps de travail à 28 heures (finalement rejetée par la convention elle-même) ou l’abaissement de la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute, nombre de propositions concernent l’alimentation. Et certaines, si elles sont adoptées par le gouvernement, pourraient avoir une incidence non négligeable. Parmi les plus fortes : la mise en place d’un étiquetage obligatoire du degré de transformation des produits et la taxation des produits ultra-transformés ; l’augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) ; passer à un choix végétarien quotidien dans les self-services dès 2022 ou encore proposer un bonus de 10 centimes par repas pour les petites cantines bios et locales pour les aider à absorber le surcoût les trois premières années de leur transition. Parmi celles qui ont peu de chance de déboucher, mais qui méritent d’être signalées : assurer la présence de la DGCCRF dans les négociations commerciales pour « obliger à la transparence les entreprises agroalimentaires et les centrales d’achats », « interdire la publicité sur les produits proscrits par le PNNS » ou encore « interdire progressivement l’usage des auxiliaires de production et des additifs alimentaires sous 5 ans ».

À l’aube d’une crise économique qui s’avère très importante, une mesure sociale pourrait aussi retenir l’attention. Il s’agit de la mise en place de chèques alimentaires pour les plus démunis à utiliser dans les Amap ou pour des produits bios.

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Les professionnels de l’agroalimentaire pourront voir dans ces idées de nouvelles contraintes en germe à contrecarrer rapidement. Mais attention, elles méritent un minimum de considération (même si la représentativité des 150 citoyens peut poser question) et peuvent anticiper des attentes sociétales.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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