Du virus RS s’est invité... et pas que lui !

- - 2 min
LE POUMON DE LA PLUS JEUNE révèle la responsabilité du virus RS. Crédits : © J.M. Nicol

Dix grosses génisses viennent de quitter la stabulation pour être élevées à quelque distance de là. Avant de partir les unes ou les autres toussaient et certaines avaient de la fièvre qui a justifié le traitement antibiotique et anti-inflammatoire.

Mais le problème ne s’est pas arrangé puisque l’une d’elles est morte de manière un peu surprenante et une autre se met maintenant à respirer avec difficulté. Ça sent le roussi…

Avec plusieurs types de lésions pulmonaires, l’autopsie révèle que cette génisse de 300 kilos a eu un parcours respiratoire semé d’embûches. Elle a fait un épisode de pneumonie bactérienne assez ancien dont je ne vois que les séquelles, quelques adhérences de la plèvre et de vieux abcès bronchiques.

Par contre, elle a souffert il y a quelques jours d’une pneumonie virale qui s’est compliquée d’une pneumonie bactérienne dans certains territoires — le tout ayant commencé il n’y a pas plus de cinq à six jours. Conclusion : le virus est à la manoeuvre et le traitement antibiotique, entrepris un peu trop tard, n’a pas tenu en respect la complication bactérienne.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

anti-inflammatoire
Suivi
Suivre

MORT EXPRESS

Retour parmi les plus jeunes chez qui une génisse de 120 kilos, ancienne voisine des précédentes, essoufflée en début d’après-midi, est morte à cette heure tandis que quelques autres sont modérément fébriles.

L’examen du poumon montre avec certitude la responsabilité du virus RS, contre lequel il n’y a qu’un traitement palliatif.

Première conclusion : il est inutile de changer le traitement des autres animaux. L’antibiotique empêchera les complications bactériennes, l’anti-inflammatoire atténuera la cascade inflammatoire, mais en présence de virus RS ça n’empêchera pas forcément d’autres morts.

Au total, l’exploitation a perdu cinq génisses. Quelques jours plus tard, les génisses de remplacement tout récemment achetées tombent malades aussi. Cette fois-ci, j’incriminerai volontiers Mannheimia sur ces génisses un peu stressées et placées dans la case en plein courant d’air.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires