90 % des boiteries sont d’origine podale, c’est-à-dire liées à des lésions du pied. Il est important de connaître la structure du pied pour comprendre le développement des lésions. Plusieurs structures externes et internes peuvent être affectées et sont à surveiller.
Le pied des bovins est composé de deux onglons recouverts de corne qui permet le transfert du poids de l’animal vers le sol et sert de barrière pour protéger les tissus internes du pied. Chaque onglon est constitué extérieurement de la corne de la muraille, la corne de la sole et la corne du talon.
Lire aussi : Quatre messages clés pour gérer les boiteries
« Le pied est une structure très complexe. Il faut en prendre soin, ne pas sous-estimer les lésions qui peuvent l’affecter ni les conséquences qui en découlent. »
Aurore Duvauchelle-Waché, de l’Institut de l’Elevage
Des lésions très diverses
Définition
La boiterie est le signe clinique d’une douleur engendrée par une lésion ou une atteinte au niveau d’un membre. C’est un mouvement « réflexe » de l’animal qui tente de soulager la douleur ressentie.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Des lésions qui coûtent cher
Le coût d’une boiterie (1) est d’environ 307 €/cas/an en comptant les dépenses liées à la boiterie (traitements, prévention) et les pertes qu’elle entraîne (baisse de production, impact sur la reproduction, augmentation des mortalités et réformes). Les lésions dont le coût est le plus élevé sont l’ulcère de la sole (210 à 971 €/cas/an), l’ouverture de ligne blanche (200 à 534 €/cas/an) et la dermatite digitale (392 €/cas/an en incluant la transmission entre animaux). Selon l’organisme anglais AHDB (Agriculture and Horticulture Development Board), le coût d’une vache boiteuse souffrant de boiterie modérée ou sévère s’élève à 2,50 €/jour.