Exploitations plus étendues, machines plus puissantes, nombreux sont les facteurs qui favorisent la consommation de carburant. Dans le même temps, le prix du carburant flambe. Durant les dix dernières années, une hausse de plus de 140 % a été enregistrée. Pour trouver des pistes d’amélioration, les chambres d’agriculture du Limousin se mobilisent. Des journées éco-conduite et bancs d’essai moteurs sont organisées depuis 2013 dans le cadre du Programme Energie-Biomasse en agriculture soutenu par l’Ademe et le Conseil régional. C’est aussi dans ce cadre qu’a été organisé un colloque « Économie de carburant » le 7 octobre à Grand-Bourg. Des exploitants mais aussi beaucoup d’élèves de lycées agricoles sont venus écouter les intervenants des chambres mais aussi de Coop de France, du CER ou de John Deere. Premier constat, la consommation de carburant a été multipliée par deux voire trois dans les dix dernières années, quelle que soit la production animale (sauf ovins). La mécanisation compte pour 40 à 50 % du coût total des charges et le poste carburant/lubrifiant pèse pour 20 % dans les charges de mécanisation. Des marges de manœuvre existent cependant. Une étude menée sur de nombreuses exploitations classées par système montre des consommations de carburant qui, pour un même système, peuvent aller du simple au double et même au triple. Si des liens avec la SAU ou avec la mécanisation par hectare apparaissent évidents, ils n’expliquent pas tout. La structure de l’exploitation compte aussi beaucoup : main d’œuvre, parcellaire plus ou moins regroupé, organisation de la production, des récoltes, réglages et dimensionnement du matériel, pression des pneus, etc.
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