René Renou, président de la section vins et eaux-de-vie est venu défendre son dossier sur la réforme des AOC vinicoles devant le congrès de la CNAOC, Confédération nationale des appellations d’origine contrôlées, réuni le 18 mai à Bergerac, sous la présidence de Christian Paly. Ce projet, dont la pièce maîtresse est la création d’une nouvelle catégorie d’AOC, l’AOCE, « E » pour excellence, a reçu de la part de la CNAOC un accueil très réservé, non pas sur le fond, la Confédération reconnaissant volontiers qu’il convient de rénover le système de réglementation des AOC, mais sur certaines des méthodes préconisées par René Renou pour le faire. Le débat achoppe en particulier sur la notion d’AOCE, la CNAOC estimant – comme d’autres organisations professionnelles – que l’ajout d’une catégorie supplémentaire de vin ne serait pas de nature à éclairer le consommateur (français et étranger) déjà confronté à la grande complexité de l’offre française (AOC, VDQs, vins de pays de pays de régions, de département, de zones…). Tandis que la libéralisation des autres AOC risquerait de remettre en cause les efforts qualitatifs entrepris par les Syndicats de défense, la politique soutenue par la CNAOC consistant à conforter l’appellation d’origine par le respect des conditions qualitatives de l’agrément. Quant à la hiérarchisation des AOC, elle existe déjà de fait. La CNAOC ne rejette pas l’idée d’un champ de liberté pour des vins plus techniques, répondant à des critères pratiqués à l’international, mais hors d’un cadre AOC. C’est un débat qui concerne la viticulture française dans son ensemble. il est d’ailleurs inscrit à l’ordre du jour du Conseil de l’ONIVINS, le 26 mai.
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