P « our la deuxième saison consécutive, les stocks mondiaux de grains sont en hausse », s'est exprimé le président du CIC Etsuo Kitahara le 9 juin à Londres. Et d'ajouter que tous les indices des prix (blé, maïs, orge et soja) sont baissiers par rapport à 2014, sous la pression de l'offre mondiale. Cependant, les analystes présents voient des éléments haussiers pour fin 2015-début 2016. Stefan Vogel, responsable du bureau d'analyse des marchés des grains/oléagineux chez Rabobank, estime que, si les prix du blé tendre perdraient encore du terrain durant le 2e trimestre 2015, ils pourraient repartir en légère hausse à partir du 3e trimestre. « Les productions de l'UE et en mer Noire devraient baisser en 2015/2016, équilibrant l'offre et la demande pour cette campagne. » Et d'ajouter que « les exportations UE reculeraient de 10 %, au profit de la Russie, plus compétitive grâce à la faiblesse du rouble ». Les prix tomberaient autour des 505 cts/bu sur Chicago lors du 2e trimestre 2015 pour remonter progressivement à 530 cts/bu au 1er trimestre 2016.
Déficit en maïs sur la NR ?
Pour le maïs, un déficit d'offre est attendu pour la première fois en 2015/2016 depuis trois nk ans, selon l'analyste. Bien que les productions chinoise et brésilienne soient revues à la hausse d'un an sur l'autre, celle des États-Unis pourrait être moins élevée que prévu. Ajoutons à cela les baisses de production de l'Union euro40 péenne, en Ukraine, etc. « L'USDA a souvent tendance à surestimer les rendements US. S'ils se trouvent en dessous des 160 bu/acre, l'équilibre offre/demande s'en retrouverait affecté. » Et ainsi tirer les prix vers le haut, partant de 370 cts/bu au 2e trimestre 2015, pour graduellement atteindre 400 cts/bu au 2e trimestre 2016.
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En soja, la reprise est plutôt projetée pour le 2e trimestre 2016. Malgré la demande chinoise, la forte production mondiale (Amé-rique latine, notamment) pèserait plus durablement. « Les prix poursuivraient leur repli en 2015, pour atteindre un plus bas lors du 1er trimestre 2016, à 880 cts/bu, et remonter ensuite vers 900 cts/bu au 2e trimestre 2016 ». Tout en précisant qu'un rendement US en-dessous des 44 bu/acre pourrait changer la donne.
L'analyste a tempéré ses projections, suspendus aux évolutions de divers facteurs (change, géopolitique, pétrole, climat...) et à l'appétit de la Chine. Cette dernière « importerait peu ou pas de maïs. En revanche, elle devrait continuer à acheter de gros volumes d'orges pour 2015/2016, pour 6,5 Mt, ainsi que des drêches », projette Abdolreza Abbassian, secrétaire général de l'agence Amis (Agricultural Market Information System). Kevin Cler