Comme pour les piquets, il y a deux paramètres à prendre en compte dans le choix du fil métallique : la nature de l’acier, qui assure sa résistance mécanique, et l’épaisseur de galvanisation, garante de sa durabilité. Parmi les fils métalliques, le viticulteur a le choix entre les aciers doux, les aciers mi-durs ou durs (fils techniques) et les aciers inoxydables. Moins chers, les aciers doux offrent une faible résistance, de l’ordre de 50 kg/mm2, alors que les aciers durs oscillent autour de 80 kg/mm2. De ce fait, pour une même charge, le diamètre des fils et donc le poids de fils sera plus important. “ Et pour un même poids de bobine, on dispose de 50 à 60 % de longueur en plus ”, affirme-t-on chez SNTN (fils Palis-Clos et Vinal-Clos). Côté allongement, le fil en acier doux peut s’allonger de 20 % : on l’utilisera préférentiellement sur des petites longueurs de rang.
“ Plus raides à travailler, les fils en acier mi-dur offrent un allongement de 6 à 8 % et dispose d’une mémoire élastique de 80 % ”, explique-t-on chez SNTN. “ Une dilation de 6 %, c’est 6 cm sur une longueur de 100 mètres, poursuit Jean-Marie Leclercq. C’est pourquoi, il faut en tenir compte lorsque l’on vient retendre les fils. Il ne faut pas le faire par 40 °C à l’ombre. L’idéal est de le faire à des températures médianes (15-20 °C). ” Pour ce qui est de la galvanisation, comme pour les piquets, on trouve trois types : 100 % zinc, zinc-alu (Galfan) et zinc-alu-magnésium (ZAM). Selon Jean-Marie Leclercq, c’est surtout l’épaisseur de galvanisation qui est importante. Mais les fabricants vantent les mérites du Galfan et encore plus du ZAM. “ La différence de prix n’est que de 7-8 % entre le 100 % zinc et le zinc-alu, précise-t-on chez SNTN. Avec une couche de galva de 40 micromètres, contre 36-38 pour le tout zinc. ”
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Autre solution : le fil inox est, comme pour les piquets, très coûteux. Offrant une résistance de 130 kg/mm2, il ne se fait plus que dans quelques régions historiques ou dans les vignobles voulant à tout prix éviter les apports ferriques dans les blancs. Son taux d’allongement de 3 % en fait un fil sensible à la casse.
L’alternative aux fils métalliques consiste à employer du fil synthétique, c’est-à-dire en plastique. Cet usage est presque exclusivement réservé aux fils releveurs. On trouve principalement trois types de matériaux : le polyamide (ficelle en nylon), le polyprolylène (popularisé par la releveuse DMP Concept) et le polyester, avec notamment les fils Deltex.
Offrant une résistance de 60 kg/mm2, ces derniers ne se détendent pas à la chaleur : au contraire ! Ce type de fil offre une très grande élasticité et est plus léger à manipuler que du fil acier. Son prix varie en fonction du prix du pétrole, mais se situe en général en-dessous des fils galva haut de gamme. Il doit être tendu au minimum à 1 % : il faut alors tirer de un mètre le fil tendu pour une longueur de rang de 100 m. En revanche, ce type de fil n’apprécie pas trop la proximité des brouettes à sarments, et se montre un peu plus sensible à l’abrasion (sur piquets métalliques), aux prétailleuses, surtout lorsqu’elles sont un peu émoussées, et aux rogneuses. Après, le raboutage s’effectue facilement avec un nœud.