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Changement du statut de protection du loup

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Carte des cercles loup en Creuse, état de janvier 2026. Source préfecture de la Creuse Crédits : © HC
Schéma du dispositif de clôture fixe. Crédits : © DDT 23

En juin 2025, le statut de protection du loup a évolué au niveau européen. Bien que conservant son statut d'espèce protégée au titre de l’annexe V de la directive européenne Habitat Faune Flore, il ne relève plus de mesures de protection stricte mais peut faire l'objet de mesures de gestion y compris la destruction.

Toute destruction intentionnelle du loup en dehors du cadre réglementaire constitue un délit passible de 3 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

Une aide à la protection

Une aide à la protection des troupeaux est mise en place au niveau national, l'objectif est de favoriser l’adaptation des activités d’élevage à la présence de ce prédateur en soutenant financièrement la mise en œuvre de mesures de prévention.

Cinq types de dépenses sont éligibles en fonction du zonage (cercles) établis sur le département :

- le gardiennage renforcé/la surveillance renforcée (uniquement en cercle 1) ;

- les chiens de protection, dont l’achat et un forfait d’entretien annuel (à partir du cercle 3) ;

- les investissements matériels pour la mise en place de clôtures électrifiées fixes ou mobiles (à partir du cercle 2) ;

- les analyses de vulnérabilité (à partir du cercle 2) ;

- l’accompagnement technique, pour la mise en place de chiens de protection et de clôtures électrifiées (à partir du cercle 3).

Le taux d’aide varie de 80 % à 100 %.

Les demandes doivent être déposées en ligne au plus tard le 31 juillet 2026. Toutes les informations relatives à ce dispositif, ainsi que les liens permettant de déposer une demande sont disponibles sur le site du ministère de l’Agriculture à cette adresse : https://agriculture.gouv.fr/aides-contre-la-predation.

Nouveauté 2026 : test de renforcement des clôtures existantes

Les parcs en grillage de type « ursus » pourront être renforcés par deux fils électrifiés situés en partie haute (à 130 cm du sol, pouvant porter la hauteur totale à 145 cm), en complément :

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  • d’un fil barbelé en partie basse (à 15 cm maximum du sol) ;
  • et d’un second fil barbelé positionné à au moins 90 cm de hauteur.

Ces fils barbelés ont pour fonction de limiter la dégradation de la clôture.

Les fils électrifiés sont éligibles à l’aide à la protection des troupeaux. En revanche, le grillage « ursus » et les barbelés ne font pas partie des investissements éligibles.

Ce dispositif fera l’objet d’un suivi par la DDT et d’une évaluation collective au cours de l’année 2026 afin de déterminer, le cas échéant, sa pérennisation dans le cadre de l’aide nationale.

Bureau de la transition agroécologique de la DDT : 05 55 61 20 31 / 20 12 ( bureau de la transition agroécologique de la DDT).

En cas d'attaque, une indemnisation

En cas d’attaque sur les animaux d’élevage, l’éleveur concerné est tenu d’informer immédiatement et au plus tard 72 heures après le constat des dommages l’Office Français de la Biodiversite (OFB) au 05 55 52 24 81.

Toute attaque ou acte de prédation qui conduit la Direction Départementale des Territoires (DDT) à ne pas exclure la responsabilité du loup, peut donner lieu à une indemnisation qui couvre les pertes d'animaux, les frais de vétérinaires engagés suite à l'attaque et les pertes indirectes (montant forfaitaire).

Évolution réglementaire 2026

À compter de la troisième attaque de loup en moins de 12 mois sur un même troupeau, la protection préalable des troupeaux est obligatoire pour bénéficier d'une indemnisation. Cette conditionnalité de la protection pour être indemnisé ne s'applique pas aux troupeaux de bovins.

Pôle chasse et faune sauvage de la DDT : 05 55 61 20 29.

Les tirs de défense

Les tirs de défense ne peuvent être réalisés qu'à proximité des troupeaux exposés à la prédation, par des titulaires de permis de chasser validé pour la saison en cours. Seules les armes de catégorie C et sans modérateur de son sont autorisées avec obligation d'éclairer la cible pour l'identifier avant un tir de nuit. Le matériel à visée nocturne monté sur une arme est interdit.

De nouvelles dispositions réglementaires sont introduites pour faciliter la défense des troupeaux :

  • Pour les éleveurs ovins et caprins
    • en cercle 2 : que l'élevage soit protégé ou non, les destructions de loup par tir de défense peuvent désormais se faire après déclaration préalable sur le site internet : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/declaration-prealable-au-tir-de-defense-contre-le-loup
    • en cercle 3 : Les éleveurs doivent déposer une demande d'autorisation auprès des services de la DDT. Pour obtenir cette autorisation, l'éleveur devra avoir préalablement mis en œuvre des tirs d'effarouchement préalables et justifier de la pression de prédation.
  • Pour les éleveurs bovins (en cercle 2 ou 3) une demande d'autorisation de tir doit être déposée auprès des services de la DDT. Pour obtenir cette autorisation, l'éleveur devra avoir préalablement mis en œuvre des mesures de réduction de la vulnérabilité. Pôle chasse et faune sauvage de la DDT : 05 55 61 20 27.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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