A Londres, les cours du cacaosont lourdement (-29 %) tombés à la séance du 28 juin comparé à celle du vendredi précédent. La tonne pour livraison en décembre valait 5 239 livres sterling contre 7 319 livres sterling. Même constat à New York à la même date. La tonne pour livraison en septembre a affiché 7 656 dollars contre 8 905 dollars, la semaine passée.
Bien que les cours soient en baisse depuis mi-juin à Londres, ils restent nettement supérieurs à ceux de fin juin 2023. Au 2 juillet 2024, la hausse est de 136,12 % sur un an selon différentes sources concordantes.
Le retour de la saison pluvieuse a peut-être fait chuter les prix comme il est d’usage sur ce marché. Selon plusieurs observateurs, « la baisse constatée à la bourse serait surtout technique dans le sens où elle reflète des mécanismes financiers », écrit RFI. Autrement dit, le cacao ne déchaine plus les passions des spéculateurs et de nombreux contrats sont massivement revendu. Le Financial Times ajoute que ces reventes donnent l’impression qu’il y plus de disponibilité sur ce maché.
Or, le gouvernement ivoirien estime que la production de cacao a baissé de 5,3 % au premier trimestre 2024 comparé à la même période en 2023 pour un total de 451 883,3 tonnes. Cependant, une reprise de la production est attendue au cours de la prochaine campagne (2024-2025) qui débutera en octobre. Les exportations se sont nettement effondrées, -35,7 %, toujours au premier trimestre 2024 sur un an. Près de 446 997 tonnes ont quitté les ports ivoiriens contre 695 686 tonnes il y a un an.
L’expiration des contrats de juillet a aussi pu faire tomber les prix du cacao, toujours selon Rfi. Il est d’usage qu’à cette période l’année la fluctuation des prix soit importante, la période étant liée aux approvisionnements de fin d’année.