La Commission européenne travaille sur la mise en place d’un dispositif de crédit « nature » afin de rémunérer les agriculteurs fournisseurs de services écosystémiques. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen l’a annoncé lors d’un discours à la conférence DLD nature à Munich le 13 septembre.
« La protection de la nature doit présenter un intérêt aussi d’un point de vue économique », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors d’un discours à la conférence DLD nature à Munich le 13 septembre.
Il est temps de récompenser ceux qui sont au service de notre planète
« Il nous faut de nouveaux outils financiers, pour indemniser les agriculteurs des coûts supplémentaires des pratiques durables et leur apporter une contrepartie pour le soin qu’ils prennent des sols, des terres, de l’eau et de l’air. Il est temps de récompenser ceux qui sont au service de notre planète », a-t-elle poursuivi.
Créer un marché pour la remise en état de la planète
La présidente de la Commission européenne a ensuite évoqué la possibilité de créer des crédits « nature » pour récompenser les communautés locales ou les agriculteurs, fournisseurs de services écosystémiques.
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Nous savons que c'est possible parce que nous l'avons déjà fait
« Nous pouvons créer un véritable marché pour la remise en état de notre planète. Est-ce trop beau pour être vrai ? Nous savons que c’est possible, avec les normes appropriées, parce que nous l’avons déjà fait », a-t-elle expliqué en faisant référence au marché du carbone. Les crédits carbone fonctionnent depuis près de 20 ans et ont permis de lever 180 milliards d’euros, investis dans des projets en faveur du climat et de l’innovation, selon la présidente de la Commission européenne.
Des travaux en cours pour lancer les crédits nature
Des travaux sont déjà en cours pour lancer les crédits nature au niveau des Nations unies et de la Commission européenne et ce afin de définir « une norme mondiale des crédits nature », précise Ursula von der Leyen, qui indique aussi travailler activement avec les Etats membres à l’élaboration des premiers projets pilotes à l’appui de ce processus.
Et de citer comme exemple « une compagnie des eaux, pour qui l’état de santé d’une source est crucial » ou une « société horticole » pour qui le travail des pollinisateurs est essentiel qui « pourraient recourir à ces crédits nature ».
Ces déclarations interviennent après la remise du rapport du Dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE. Dans leurs conclusions, les parties prenantes recommandent la création d’un fonds de restauration de la nature financé en dehors de la Pac par de l’argent public mais aussi privé.