La commission européenne prépare une réforme de la politique de qualité des produits agricoles dont le but est de répondre aux exigences des consommateurs et de mieux affronter la concurrence mondiale. Parmi les propositions retenues, elle envisage une simplification du système des signes officiels de qualité, ce qui passerait par la fusion des deux catégories de vins AOP (appellation d'origine protégée) et IGP (indication géographique de provenance) pour ne retenir que le concept d'indication géographique. « Cela reviendrait à nier les différences profondes qui existent entre ces deux systèmes », estime la Cnaoc (Confédération nationale des vins à AOC). « Différences qui reposent souvent sur l'origine et les conditions de production de la matière première, exprimant pour les AOP un lien fort à un terroir.En fusionnant les définitions, la Commission européenne ne pourra retenir qu'une définition proche de celles des actuelles IGP, moins disante en termes de lien à l'origine ». La CFVDP (Confédération française des vins de pays) s'oppose également à cette fusion, au nom d'une philosophie différente entre les deux catégories, l'IGP, par son adaptabilité au marché, refusant cette « assimilation vers le haut ». De plus, autant la Cnaoc que la CFVDP refusent l'idée avancée par Bruxelles d'une « protection différenciée au niveau communautaire » en fonction de la notoriété de telle ou telle indication géographique et de sa capacité à s'exporter.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.