Bretagne Viandes digère sa hausse d’activité

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Des travaux d’extension sont prévus, afin de gagner en souplesse. Le JB à l’export reste un fer de lance.

Après avoir récupéré un complément d’activité, Bretagne Viandes prépare des travaux d’extension. L’entreprise quimpéroise doit leur consacrer un million d’euros. Ce projet est lié aux 3 000 tonnes supplémentaires de l’abattoir public Socabaq, issues des établissements brestois Goar. Un tunnel de convoyage de 100 m 2 est prévu entre le bâtiment frigorifique et l’atelier de désossage de Bretagne Viandes Distribution. La filiale du groupe sera ainsi reliée à l’outil municipal, dont elle réceptionne une grande partie des 13 000 tonnes.

Un agrandissement du bloc frigorifique de 284 m 2 est également programmé. 600 000 euros sont budgétés pour ces deux investissements, encore en attente d’un permis de construire et qui devraient être opérationnels avant l’été prochain. Un autre volet concerne la couverture d’une partie de la station de prétraitement des eaux usées, afin de réduire les nuisances dont se plaignent les riverains. Le chantier, estimé à 400 000 euros, doit démarrer au premier semestre 2009.

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Moitié à l’export

« L’extension nous donnera un peu d’air », a confié aux Marchés le directeur de l’abattoir Frédéric Le Roy, sur son stand au Sial la semaine dernière. Bretagne Viandes Distribution a augmenté ses tonnages de près de 2 000 tonnes, avec la reprise en août 2007 de l’activité des établissements Goar, très tournés vers le veau. La société de Quimper est spécialisée dans le jeune bovin haut de gamme. Elle exporte près de la moitié de sa production. 200 à 250 animaux par semaine sont destinés aux marchés étrangers, principalement l’Italie, mais aussi la Grèce. Les ventes vers les Pays-Bas se développent. Quelques volumes partent aussi vers l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne. Les races à viandes, blonde d’Aquitaine, limousine, charolaise, sont prédominantes et constituent plus de 75 % des volumes. En augmentation depuis deux ou trois ans, le JB est majoritairement livré avec os. Cela induit une baisse du taux de découpe, opération pour laquelle le groupe a cependant investi à maintes reprises.

Une autre filiale, Bretagne Viandes Restauration, est tournée vers la RHD, les collectivités. C’est chez elle que sont traitées les carcasses de vaches laitières de réforme servant au steak haché. Le groupe dispose aussi d’une activité de cheville, autour de 150 bêtes/semaine. Pour ce qui est du veau, les volumes ont été portés à 250 têtes/semaine. Des élevages en intégration ont été repris à Sofivo, dont le groupe Bongrain s’est débarrassé. La volonté de resserrer les liens avec les éleveurs ne se limite pas au secteur veau, un début de contractualisation étant opéré pour les gros bovins de race à viande.

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