Bretagne Lapins mise sur l’oméga 3

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Pour sortir de la crise par le haut, Bretagne Lapins, un des six principaux opérateurs français du lapin, mettra sur le marché début janvier des viandes naturellement riches en oméga 3. L’objectif : redynamiser des ventes qui sont en recul de 3 à 4 % cette année par rapport à l’année précédente (le CA devrait s’élever à 22,5 M Eur). Pour redresser la situation, l’industriel morbihannais proposera à ses clients un lapin « oméga 3 » entièrement revisité, fourni par des producteurs Celtalliance (rapprochement des groupements cunicoles de Glon et Cecab). Bretagne Lapins avait depuis un peu plus d’un an en catalogue un « Atout Lapin » « source naturelle d’oméga 3 ». Mais les ventes n’ont jamais vraiment décollé, stagnant autour de 1 000 têtes par semaine pour une production totale de 65 000 têtes. Bretagne Lapins s’est donc penché sur ce produit « santé » pour comprendre pourquoi il n’avait pas rencontré son public. Dans le cadre d’un projet Valorial -le pôle de compétitivité des aliments de demain-, avec une équipe de spécialistes (Sanders Bretagne, Archimex, INRA, Zoopôle), le Pdg, Bernard Bonnier a voulu aller plus loin et décrocher la mention « naturellement riche en oméga 3 ».

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Un prix de vente en hausse de 3 à 4 %

Pour cela, dit-il, « nous avons travaillé sur un lapin rustique pour sa saveur, et sur le meilleur coût ». Résultat, « des garanties nutritionnelles améliorées » et un prix de vente consommateur en légère augmentation, de 3 à 4 %. Bretagne Lapins estime que cette offre nouvelle est à même d’attirer de nouveaux consommateurs de lapin, une viande majoritairement consommée par des personnes plutôt âgées. « Nous allons lancer 5 000 lapins « oméga 3 » par semaine, environ la moitié au rayon LS de la GMS, l’autre moitié sous référentiel « le noir de Kervor » pour la boucherie traditionnelle ». 5 000 lapins pour voir et laisser passer la queue de crise qui a durement frappé la filière cunicole française. Le commercial est, du reste, le seul levier qu’actionnera Bretagne Lapins en 2009. Aucun investissement n’est prévudans l’usine de Baud (100 salariés).

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