Jeudi matin, sur la place des Estables, les chevaux avaient pris la place des camping-car sur le foirail du Mézenc, le temps du concours cantonal. 38 juments, pour certaines accompagnées de leurs poulains de l’année, étaient préparées, bichonnées par leur propriétaire pour être les plus belles sur le ring. Inscrites dans 6 catégories (pouliches de 1 an, de 2 ans, et de 3 ans ; juments suitées jeunes, moyenne et âgées), les belles devaient chacune leur tour se présenter devant le jury composé de Buno Gérenton, Claude Anglade, André Chevalier et Jean Ploton le président. Chaque candidate, menée par son propriétaire très souvent accompagné d’un assistant, se présentait d’abord à l’arrêt immobile, puis en déplacement au pas et enfin en courrant. Le jury s’intéresse à la présentation, à la conformation et au développement de l’animal, en fonction du standard de race, mais aussi à son allure.
Les touristes ravis Devant un public avec de nombreux touristes de passage qui découvrent de tels concours, les pouliches et juments donnent souvent du fil à retordre à leur maître, mais au final il faut que l’un des deux cède et se plie à l’exercice. Les familles qui assistaient à cette présentation étaient curieuses d’informations sur la race des chevaux, le déroulement du concours… Une animation qui a plu, rappelant parfois des souvenirs à certains qui ont connu des foires dans leur jeune âge. Tel ce couple venu du village voisin Borée où ils étaient en villégiature, et qui s’est arrêté intrigué par cette manifestation. «Je n’avais pas vu de concours de chevaux depuis mon enfance» a souligné Monsieur avide d’en savoir plus sur l’élevage de chevaux dans la région. Il suffisait de demander autour de lui… et des passionnés comme Cyprien Charre ou Clovis Issartel, se faisaient une joie de répondre.
Passion chevaux Outre la finalité qui est de gagner son billet pour l’échelon supérieur, ces concours locaux sont de belles occasions de promouvoir cet élevage et de mettre en avant l’implication des éleveurs auprès de leurs bêtes. Car, on l’a dit, les éleveurs de chevaux sont des passionnés. Pour preuve, ce jeudi aux Estables, parmis les éleveurs altiligériens et leurs familles, on notait la présence de Patrick Berreur et son fils, qui n’ont pas hésité à faire 500 km depuis la Franche-Comté, Lavans Quingey dans le Doubs, où ils élèvent une trentaine de comtois en plus d’un atelier laitier en filière Comté. C’est tout simplement par amitié, qu’ils ont fait le déplacement ; amitié avec des éleveurs de Haute-Loire rencontrés lors de concours précédents, notamment le national à Maîche. «Ma région est le berceau du cheval Comtois, mais je crois que maintenant c’est ici qu’il y a le plus de représentants. Et en Haute-Loire, il y a de très bons éleveurs» commente l’éleveur francomtois qui s’est fait plaisir en donnant un coup de main pour préparer les juments avant le concours. Revenons au concours qui, cette fois encore, était d’un très bon niveau. Le président du Syndicat des Éleveurs de Chevaux de Haute-Loire, Jacques Issartel, invite les éleveurs à participer en nombre à ces concours qui sont importants pour maintenir une dynamique autour de cet élevage. Il déplore en effet une participation en baisse. Et pourtant, «l’élevage de chevaux se porte bien. Les cours sont en hausse grâce à l’exportation vers l’Italie et le Japon. En France par contre, je crains la disparition des boucheries chevalines…».
Rendez-vous
Concours officiels - Yssingeaux : 18 août - Craponne/Arzon : 22 août - Cayres : 29 août - Saugues : 1er septembre Concours des municipalités - Saint-Jeures : 26 août - Le Monastier : 23 septembre - St Julien du Pinet : 7 octobre - Brioude : 17 novembre Concours des étalons 10 octobre à 9h à Fix St Geneys et à 14h à Yssingeaux Concours départemental 2018 - Les Estables : dimanche 16 septembre.
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