La filière banane antillaise fait face à une situation sanitaire complexe : « Nous rencontrons une très forte pression sanitaire avec le développement de la cercosporiose noire (NDLR : maladie causée par le champignon Mycosphaerella fijiensis) et d'autres maladies post-récolte comme la pourriture du chancre, explique à Agra presse Pierre Monteux, directeur général de l'UGPBAN (union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique). Et nous sommes dans une impasse sanitaire : fin 2019, nous disposions de neuf molécules, depuis fin 2022, elles ont été réduites à trois par la réglementation ». La maladie affecte fortement les rendements : entre 2015 et 2023, la production est passée de 230 000 tonnes à 180 000 tonnes de production. L'augmentation des coûts de production est venue se greffer à cette situation. « Depuis l'interdiction du glysophate, un hectare désherbé mécaniquement coûte aujourd'hui 4 600 euros, soit presque sa valeur foncière vénale et sous climat tropical, l'herbe pousse toute l'année, explique Pierre Monteux. Pour les 7 000 hectares de la sole bananière, cela représente 24 millions d'euros ».
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