Au Kenya, la pénurie de pomme de terre dans les restaurants KFC a révélé l’origine étrangère des approvisionnements de la chaîne américaine alors qu’une production locale importante existe. Crédits : © CIAT (International center for tropical agriculture) / flickr

La chaîne américaine de restauration rapide KFC a déclenché une vague de colère sur le web au Kenya après une pénurie de frites. « Vous aimez nos frites un peu trop, et nous en manquons. Désolé ! », a reconnu KFC sur Twitter cette semaine en proposant à ses clients diverses alternatives. Jacques Theunissen, patron local de KFC, a expliqué au Business Daily, un média local, que sa chaîne de restauration était victime des perturbations du transport maritime mondial causées par la pandémie de coronavirus. Il a précisé qu'un navire chargé de pommes de terre était attendu cette semaine. Mais l'aveu que la marchandise ne soit pas commandée à des agriculteurs locaux a déclenché une tempête sur Twitter où est apparu et a prospéré le mot d'ordre #BoycottKFC. Tous les fournisseurs de KFC doivent passer par un processus mondial garantissant la qualité de leurs produits, qu'il n'est pas possible de contourner, a justifié M. Theunissen.

 

Le Kenya produit 2 à 3 millions de tonnes de pommes de terre par an

Pourtant, le Kenya produit chaque année 2 à 3 millions de tonnes de pommes de terre. Ce chiffre est celui publié en mars 2018 par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance. La pomme de terre est la deuxième culture alimentaire du Kenya après le maïs. Elle est cultivée sur une surface de 120 000 ha par près de 800 000 producteurs, apprend-on dans l’article. La production est essentiellement assurée (83 %) par des petits producteurs. La pomme de terre joue donc un rôle important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays.

 

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