Louis-François Fontant a accédé à la présidence de la Chambre d’agriculture du Cantal début 2001. Il succédait dans un contexte difficile à Michel Teyssedou. Candidat sur la liste FDSEA-JA dans le collège des exploitants, M. Fontant briguera un nouveau mandat de six ans à l’issue du scrutin de janvier 2007 si les résultats le permettent. “Parce qu’on me l’a demandé lors des réunions locales de la FDSEA et des JA et parce que j’ai le sentiment de faire partie d’une équipe de candidats composée d’agriculteurs très impliqués dans leurs exploitations et dans l’organisation locale de l’agriculture, représentatifs de tous les systèmes de production... des gens qui donnent envie de travailler avec eux”, dit-il. A l’heure du bilan, le président sortant revient sur le travail accompli depuis six ans et sur celui qu’il propose de conduire dans une période charnière pour l’agriculture (2007-2013), à la tête d’une équipe qui sera fortement renouvelée, puisque beaucoup de sortants ne se représentent pas. “Un lieu de débat et, de plus en plus, d’arbitrage”
“L’enjeu de ces élections, c’est d’abord la représentation de
l’agriculture. On a besoin pour l’assurer d’élus agriculteurs sérieux,
compétents, qui préparent les dossiers avant d’aller siéger dans les
commissions”, remarque Louis-François Fontant, en soulignant le rôle
important que joue l’établissement public dans la représentation du
secteur vis-à-vis de l’administration et des collectivités locales,
notamment le Conseil général (avec qui il signe la convention
pluriannuelle agricole). Sur ce plan, “notre institution a bien
fonctionné depuis six ans”, estime le président sortant, en notant la
bonne participation des élus aux sessions et, surtout, la qualité du
travail en bureau (qui se réunit tous les mois). “La Chambre
d’agriculture a été et doit rester un lieu de débats, et devenir plus
encore un lieu d’arbitrage”, dit-il. “Nous avons veillé à ce qu’elle
soit la maison de tous les agriculteurs, en préservant l’indépendance
de nos conseillers vis-à-vis des pouvoirs économiques, politiques ou
syndicaux”, ajoute-t-il. Le tout en conservant une proximité qu’il
n’est pas question de remettre en cause : “Avec dix antennes locales
permanentes, nous sommes sans doute la Chambre d’agriculture la plus
déconcentrée de France. Il faut à mon avis qu’on s’organise pour voir
encore plus d’agriculteurs en suivis individuels”. Evoquant le bilan de
son mandat, Louis-François Fontant insiste justement sur le
renforcement du conseil de proximité “pour accompagner les agriculteurs
dans la réalisation de leurs projets et les aider à faire face à la
complexification administrative”. Plus de 1 000 agriculteurs par an dans les formations
Il rappelle la création du “service qualité” qui permet d’accompagner
la structuration des filières, le renforcement du service “bâtiments
d’élevage” pour faire face à une demande croissante de modernisation.
Il souligne encore le développement de formations axées sur l’aide aux
projets de développement ou de modernisation : “Nous touchons à travers
elles plus de 1 000 agriculteurs par an et notre service formation a
obtenu sa certification”. Le président Fontant parle encore des
nombreux partenariats conclus avec le Contrôle laitier pour
l’accompagnement des producteurs de lait, le Centre de gestion pour
l’utilisation des outils informatiques, l’Adasea pour le suivi des
jeunes agriculteurs, le GDS pour l’identification... Travail en réseau
gage d’efficacité.
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