Affichage environnemental : le calcul de l’ACV inadapté à l’alimentaire

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Pourquoi la méthode ACV est inadaptée à l’alimentaire Crédits : © Guillaume de Germain

L’affichage environnemental, concrétisé par l’outil Ecobalyse promu par le gouvernement, s’appuie sur des outils de calculs développés selon la méthode dite « d’analyse de cycle de vie » (ACV), ou Product Environnemental Footprint (PEF). Une expertise indépendante, sollicitée par l’UFC-Que Choisir et approuvée par le Ministère de la transition écologique, a été menée par le CESIAe – Comité d’Expertise Scientifique Interdisciplinaire sur l’Affichage Environnemental, un comité regroupant des sociologues, agronomes, écologues et géographes. 

Lire aussi :  Glimpact modélise la méthode PEF pour le calcul de l'impact environnemental des produits alimentaires

Pourquoi la méthode ACV est inadaptée à l’alimentaire

« L’analyse menée démontre que l’ACV-PEF est un socle méthodologique inadapté pour l’affichage environnemental des produits agricoles et alimentaires », peut-on lire dans le rapport. En effet, elle ne prend pas en compte les interactions au sein des différents biotopes propres au secteur agricole. L’unité « par kg » génère des biais (un kg de soda n’a pas le même intérêt pour le consommateur qu’un kg de viande ou de pomme). Cette unité au kg peut pousser à l’adoption de pratiques délétères pour la biodiversité par exemple en intensifiant l’agriculture.

Cette méthode, définie comme générique et applicable partout, ne permet pas d’appréhender la complexité des systèmes de production agricole. La Commission européenne ne la recommande plus depuis le 22 mars 2023.

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Quelles sont les recommandations des experts ?

Les experts rappellent qu’il est possible de réaliser des évaluations environnementales sans recourir à l’ACV, mais plutôt à des méthodes d’évaluation quantitative des impacts environnementaux sur les outils déjà développés par les communautés scientifiques spécialisées. Il faut s’adapter aux secteurs et aux échelles. 

Lire aussi : Eco-Score : où en est-on ?

Les experts insistent sur la nécessité de fournir un vaste échantillon de résultats sur des produits réels, contrastés en termes de pratiques de production et d’approvisionnement aux scientifiques et associations qu’elles puissent en évaluer la pertinence. L’exemple de Planet-Score est mis en avant par les rédacteurs du rapport.

Lire le rapport complet :

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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