Réunis à Londres du 8 au 10 septembre, les négociateurs des deux parties à l'accord UE-Royaume-Uni ont ouvert leur huitième séance de pourparlers sur leur relation post-Brexit, dans un contexte très tendu depuis que le gouvernement britannique a officiellement manifesté, le 8 septembre, sa volonté de réviser certaines parties de l'accord de retrait entré en vigueur le 1er février 2020, en particulier le protocole sur l'Irlande et l'Irlande du nord. Avec cette manoeuvre politique, le gouvernement de Boris Johnson souhaite avant tout « clarifier » le protocole prévoyant des arrangements douaniers pour l'Irlande du nord. Il s'agit d'un texte qui vise à garantir l'absence de frontière physique entre l'Irlande du nord et la République d'Irlande, membre de l'UE, à la fin de la période transitoire en décembre, et à éviter ainsi la résurgence de tensions dans cette région, qui a connu trois décennies de « Troubles » de 1969 à 1998, année de la signature de l'accord de paix du Vendredi saint. Il prévoit notamment que l'Irlande du nord fasse partie du territoire douanier du Royaume-Uni. Selon le secrétaire d'État pour l'Irlande du nord, Brandon Lewis, cette révision vise à s'assurer que « les personnes et les entreprises d'Irlande du nord ont un accès sans entraves à l'ensemble du marché britannique ».
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