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Armor Œufs veut mettre en place 1 million de places supplémentaires de poules pondeuses d'ici 2028 en Bretagne

Le groupement de producteurs Armor Œufs déploie une stratégie claire pour se développer et vise 1 million de places de poules pondeuses supplémentaires (une trentaine de nouveaux adhérents) d’ici 2028.

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Les trophées de la performance 2026 du groupement Armor Œufs remis aux éleveurs.
© Franck Jourdain

« Nous avons déjà dans les tuyaux une dizaine d’installations prévues cette année et encore plus en 2027 », explique Frédéric Chartier, président du groupement basé à Pontivy. 

Lire aussi : Près de 600 bâtiments de poules pondeuses à construire d’ici 2035

Il s’exprimait lors de l’assemblée générale d’Armor Œufs, le 9 avril à La Motte (Côtes-d’Armor). Le groupement compte actuellement 40 projets (51 bâtiments) dont quelques-uns sont réalisés. 8 émanent d’éleveurs en place qui s’agrandissent, 32 de nouveaux producteurs. Avec 120 producteurs de 5,871 millions de poules pondeuses et 50 de poulettes (7,792 millions de têtes), Armor Œufs (12 % du cheptel « pondeuses » français) entend ainsi accompagner la croissance de la demande que l’Itavi voit à 269 œufs par an par habitant en 2035 contre 237 en 2025. Pour cela, Armor Œufs suit deux pistes. L’une encore incertaine (la simplification des règles à l’installation) devrait être abordée « le 17 avril prochain lors de la rencontre des filières agricoles bretonnes avec l’État au sujet de la souveraineté alimentaire », ajoute le président du groupement.

Renforcer les outils d'analyse de performance

L’autre piste consiste en une dotation de 2 euros par poule lancée par Sanders avec ses partenaires (1,50 euro pour Sanders, 50 centimes pour Armor Œufs) réservée aux primo-installés et producteurs nouvellement convertis à l’œuf dans la limite de 60 000 poules (120 000 euros maximum) contre un contrat de sept ans. Cette dotation concerne 6 producteurs cette année, 18 l’an prochain. Elle sécurise investisseurs et financeurs alors que « les coûts de construction ont augmenté de 25 % ces dernières années (coût d’une cinquantaine d’euros par poule en moyenne) », indique Frédéric Chartier. En parallèle, le groupement renforce son offre de services liés à la performance technique et économique des élevages. L’outil Pondicalcul, obligatoire chez les éleveurs Armor Œufs, va être amélioré pour renforcer les analyses de performances. Il devrait être mis en service fin 2026 début 2027. Un outil supplémentaire, l’observatoire des performances économiques va être créé l’an prochain. Il permettra de comparer toutes ses charges (aliment, eau, électricité, assurances, etc.) par groupes de spécialités.

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