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Quand Peuchlestrade, Boisset et Fabro mouillent le tablier de l’apprenti

Opération séduction la semaine dernière à l’IFPP d’Aurillac avec des membres du Stade aurillacois qui ont joué le jeu pour l’événement “Apprenti d’un jour”.

L’apprentissage, l’alternance : des voies trop souvent méprisées alors qu’elles débouchent sur un emploi quasi assuré.
L’apprentissage, l’alternance : des voies trop souvent méprisées alors qu’elles débouchent sur un emploi quasi assuré.
© J.-M. A

Dans le cadre de la semaine nationale de l’Apprentissage, la semaine dernière, la chambre de métiers et de l’artisanat du Cantal a organisé une opération spéciale “Apprenti d’un jour”. Ainsi, Thierry Peuchlestrade, Paul Boisset et Grégory Fabro, respectivement entraîneur en chef, demi-de-mêlée et capitaine, et pilier du Stade aurillacois, ont passé la matinée dans la peau d’un autre. “Il faut que l’on fasse prendre conscience au plus grand nombre ce qu’est l’apprentissage, expliquait Christian Vabret, président de la CMA 15, cogestionnaire de l’établissement avec la Chambre de commerce et d’industrie. C’est une promotion auprès des jeunes, mais aussi auprès du monde sportif en ce qui concerne cette opération.” Sur un plan plus global, c’est une mobilisation nationale avec pour objectif d’accueillir 60 000 apprentis supplémentaires dans les CFA sur les quatre années qui viennent.

3,2 M€ d’investissements à venir à l’IFPP

Mettre en avant l’apprentissage, car “on sait que derrière, cela débouche sur des choses réelles, à savoir un emploi”. Mais si les chiffres sont plutôt bons(1), “seulement 10 % des entreprises prennent des apprentis, donc la marge est énorme”, insistait le président Vabret. La réforme à venir de l’apprentissage et de la formation professionnelle peut ainsi inciter les jeunes à choisir cette voie, à condition que les outils se modernisent. Ce sera le cas à l’IFPP dans les semaines à venir. “Nous avons compris l’intérêt d’être présent et d’accompagner cette opération. Ici, c’est 82 % de réussite aux examens, 350 apprenants et une rénovation à venir du pôle alimentaire, de la coiffure... pour un investissement de 3,2 M€”, indiquait Thierry Perbet, président de l’IFPP (lire notre édition du 30 janvier. Répondre aux besoins de la formation, mais également à ceux des entreprises, “car 80 postes étaient encore à pourvoir en novembre” : cette opération prend encore plus de sens. Les trois licenciés du Stade aurillacois se sont donc prêtés au jeu, enfilant volontiers le tablier de l’apprenti pour s’improviser pâtissier comme Paul Boisset, cuisinier pour Greg Fabro et enfin coiffeur pour Thierry Peuchlestrade. Au-delà du rugby, Paul Boisset est également chef d’entreprise de la blanchisserie familiale, Thierry Peuchlestrade, jeune retraité de l’équipement, et Grégory Fabro en pleine réflexion sur son “après rugby”. Avec un BEP et Bac Pro en comptabilité, il a endossé le maillot du professionnalisme, “ce qui m’a empêché de terminer mon DUT GEA”. À 33 ans, la reconversion est donc à l’ordre du jour pour le pilier avec dans l’idée de trouver rapidement une formation “dans la logistique ou le commerce”.


(1) + 20 % d’apprentis à l’IFPP d’Aurillac en trois ans.

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