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Les vignes de l'AOC Côtes d'Auvergne se préparent à une belle récolte malgré le déficit pluviométrique

Les vignes puydomoises, en début de véraison, se préparent doucement mais sûrement à une belle récolte qualitative, sans problématique sanitaire, mais précoce. Le déficit pluviométrique et les fortes chaleurs de fin juin début juillet, ont peu affecté les plantes.

Les vignes du Puy-de-Dôme entame leur véraison, sans problématique sanitaire, ni de sécheresse pour l'instant.
Les vignes du Puy-de-Dôme entame leur véraison, sans problématique sanitaire, ni de sécheresse pour l'instant.
© P. Cronenberger

L'ensemble du vignoble puydomois de l'AOC Côtes d'Auvergne démarre la véraison. Dans les secteurs les plus précoces telles que Châteauguay, ce stade est déjà bien entamé. Rien d'inhabituel pour la saison, « une année normale » décrit Gilles Vidal, président de la fédération viticole, malgré les fortes chaleurs qui ont, durant un temps, stoppé la croissance des vignes.

La sécheresse et le coup de chaud de fin juin et début juillet auraient pu avoir des conséquences dramatiques pour le vignoble des Côtes d'Auvergne.

À lire aussi : Mi-juillet et déjà les éleveurs puisent dans les stocks de l'hiver

Le retour de la pluie sauve la vendange 2025 de l'AOC Côtes d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme

Les pluies de ces derniers jours ont redonné du souffle aux vignes. En 2024, l'humidité régulière au cours de la saison avait engendré des problématiques sanitaires avec un fort développement de mildiou. Le champignon avait alors lourdement impacté le rendement et la qualité de la vendange. Cette année, la maladie se tient loin des vignes puydomoises. « Il y a eu quelques foyers mais ils ont séché avec les fortes températures » explique Gilles Vidal. Le commencement de la véraison éloigne encore davantage ce risque.

Pour l'instant, le vignoble a été épargné par la grêle. Les quelques grêlons tombés durant les orages n'ont occasionné que de petits dégâts. Seul le secteur de Saint-Julien-de-Coppel a été plus lourdement touché.

En revanche, la sécheresse et le coup de chaud de fin juin et début juillet auraient pu avoir des conséquences dramatiques pour le vignoble des Côtes d'Auvergne. Dans un réflexe de survie, les vignes avaient bloqué leur croissance et commençaient à perdre des feuilles dans les secteurs les plus séchants. « Le stress hydrique a été très important et a eu lieu précocement dans la saison. »

Les secteurs au centre et au sud du vignoble ont été particulièrement touchés.

Les vignes de Boudes ont eu chaud

Vigneron à Boudes, David Pelissier a observé, impuissant, l'arrêt de développement de ses vignes. Dans la commune surnommée "la petite Toscane auvergnate", la sécheresse est loin d'être étrangère. 

Depuis 2018, nous n’avons pas eu une seule récolte sans a minima 50% de perte » témoigne le vigneron.

Alors la canicule précoce et l'absence de pluies significatives durant plus d'un mois, ont encore fait planer l'ombre d'une année bien maigre.

La pluie a fort heureusement fait son retour. « On a eu 42 mm sur les deux dernières semaines. » La vigne est sauve et sa récolte aussi. David Pélissier observe d'ores et déjà la reprise de la végétation avec la naissance de nouvelles feuilles en bas de pieds. « Je vais pouvoir effeuiller sur le côté du soleil levant pour aérer un peu les grappes. »

D'après les observations du vigneron, les Gamay semblent ne pas avoir « trop subi » cet épisode. Les Pinots et Chardonnay ont semble-t-il davantage souffert. « L'idéal serait d'avoir un peu d'eau, 20 à 30 mm, tous les 15 jours jusqu'à la vendange pour faire grossir et mûrir les raisins. »

À cette période de l'année, l'eau est importante tant pour la qualité des raisins que pour préparer son cycle végétatif de l'année suivante. « Moins il y a de stress, plus elle démarra vite en 2026. »

À lire aussi : Pourquoi l'AOC Côtes d'Auvergne ne plantera plus ses vignes au sud ?

Les premières vendanges de l'AOC Côtes d'Auvergne devraient démarrer mi-septembre 

David Pélissier estime qu'il débutera les vendanges entre le 10 et le 15 septembre. « Une date normale, ni précoce, ni tardive. »

Gilles Vidal partage cette prévision. Côté rendements, le président de la fédération viticole estime « qu'ils ne seront pas super en Pinot et Chardonnay », en termes de quantité. Le Gamay devrait mieux s'en sortir selon le viticulteur. 

Dans l'ensemble, ce sera mieux que l'année dernière. »

De quoi redonner du souffle à la filière si, bien entendu, la météo ne joue pas de mauvais tour d'ici-là.

À lire aussi :Au Conservatoire des Cépages, comment les viticulteurs sélectionnent-ils les vignes d'hier pour s'adapter au climat de demain ? 

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