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Le Crédit agricole a fait souffler “l’esprit Cantal” au Prisme

La caisse départementale du Crédit agricole a fêté vendredi 23 novembre son centenaire, profitant de l’ouverture du Prisme pour offrir une soirée spectacle à ses invités.

Jacques le Colporteur a emmené les invités dans un voyage conté au coeur du “pays vert”.
Jacques le Colporteur a emmené les invités dans un voyage conté au coeur du “pays vert”.
© P. O.
“Nous souhaitons fonder une œuvre éminemment utile(...), écrire une page importante de l’économie du Cantal”. C’est en ces termes que Marcel Volmerange  inaugurait le 15 juin 1907 la  caisse régionale du Crédit agricole du Cantal, dont il devint le second président en 1912 après Emile Gaillard. Des propos prémonitoires de fondateurs visionnaires, qu’a tenu à citer André Janot, président de la  caisse du Cantal et vice-président du Crédit agricole Centre France, lors de la soirée centenaire de la caisse, le 23 novembre dernier. La première pierre d’une banque d’abord considérée comme un petit outil au service des seuls agriculteurs était jetée. La banque “verte” a épousé depuis l’histoire et la destinée du Cantal ; un parcours illustré en images lors de cette soirée anniversaire à partir d’une rétrospective et de témoignages d’hommes et de femmes qui ont fait “l’esprit Cantal”.

Un acteur incontournable

Anecdotes sur une activité rythmée jadis par les jours de foire, analyse croustillante d’une des premières salariées, Raymonde Gaston, sur une “maison” devenue depuis pour elle “boutique”, n’ont pas manqué de susciter les sourires des très nombreux invités. “Les autres banques nous ont longtemps sous-estimé. Finalement cela nous a servi car ils n’ont pas compris le développement qui était à l’oeuvre”, témoigne ainsi, amusé, Jean Favain, président pendant 16 ans de la caisse du Cantal. Cette conquête a, selon André Janot, toujours été empreinte de valeurs mutualistes et animée par la volonté d’être présents “partout au service de tous, avec les mêmes services pour tous”, contribuant ainsi à la modernisation de l’agriculture d’abord, au dynamisme de la vie économique, sportive et culturelle du département plus tard. Cette “success story” à la cantalienne confère aujourd’hui à la caisse départementale, qui a depuis 2003 rejoint la caisse régionale Centre France, le statut de partenaire privilégié de tout ce qui bouge dans le département avec 70% des crédits distribués dans le Cantal. “Nous voulons être utiles à notre pays et aider ceux qui se retroussent les manches”, ont assuré tour à tour Maurice Baquier, président de la caisse Centre France et André Janot, dans un temps de discours que les organisateurs avaient volontairement souhaité très court. 

La magie du centenaire

La banque “centenaire”, visiblement en pleine forme au vu des résultats et projets qu’elle affiche, a en effet voulu offrir à ses sociétaires, salariés, partenaires du monde socioprofessionnel, associatif, sportif et politique un cadeau à la mesure de l’évènement. En choisissant d’attendre l’ouverture du Prisme, c’est sous le signe du spectacle, de la magie, d’une tradition de music-hall revisitée à la sauce locale que le Crédit agricole a placé son siècle d’histoire. Pendant plus de deux heures, colporteurs, accordéonistes, magiciens, peintres, acteurs, musiciens et danseurs se sont succédés, entre- coupant les documents d’archives, les entretiens filmés, les reportages  et conférant à cette soirée le titre de premier grand événement pour la salle de spectacle aurillacoise qui sera inaugurée le 2 décembre. Une formule appréciée des 1 200 convives, invités à leur tour à mettre la main à la poche pour un cadeau “qui a du sens”: les euros récoltés en échange d’un couteau Destannes (série numérotée spéciale) seront en effet doublés par le Crédit agricole, les fonds totaux étant destinés à la Banque alimentaire qui conduisait le week-end dernier une opération dans les grandes surfaces. Le Crédit agricole a montré le 23 novembre que l’esprit mutualiste mais conquérant de ses fondateurs animait toujours les administrateurs actuels, et qu’investir dans le milieu agricole et rural pouvait bien devenir gage de développement économique, social, bref territorial. Une réalité qu’avait perçue très tôt Célestin Depierre, directeur emblématique de la caisse de 1953 à 1980, et que commence seulement à découvrir en ce début de 21e siècle la Banque mondiale qui a récemment appelé les États et investisseurs privés à miser sur l’agriculture pour lutter contre la faim dans le monde. 

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