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Enfin l’indication géographique protégée !

Après plus de vingt années d’instruction, l’inscription des saucissons secs, saucisses sèches et jambon d’Auvergne sur la liste des indications géographiques protégées (IGP) est imminente.

Sous peu, le jambon sec d’Auvergne bénéficiera officiellement de l’IGP.
Sous peu, le jambon sec d’Auvergne bénéficiera officiellement de l’IGP.
© Jérôme Chabanne

Si la réputation des salaisons d’Auvergne n’est plus à faire, force est de constater que jusqu’à présent elle n’était pas reconnue à sa juste valeur puisque la dénomination des charcuteries d’Auvergne était accessible à tous sans aucune contrainte. Conscients que la notoriété pouvait être gage de valeur ajoutée, les salaisonniers auvergnats ont entrepris dès les années 1970 des démarches de reconnaissance avec en ligne de mire l’obtention de l’IGP. Un précieux sésame délivré par l’Inao sous réserve de remplir une multitude de conditions. Montage de dossiers, allers-retours incessants, moments d’enthousiasme suivi par des phases de découragement : l’accession à l’IGP du saucisson sec, de la saucisse sèche et du jambon d’Auvergne qui devrait être une réalité dans quelques semaines, n’a pas été un long fleuve tranquille. De la création du collectif des salaisonniers autour de l’Aditva devenue depuis le consortium des salaisons d’Auvergne (CSA) qui a permis l’obtention dans les années 1970 du Label rouge pour les trois produits auvergnats à aujourd’hui, la mobilisation des acteurs auvergnats n’a pas faiblit. Dans les années 2010, après le rejet du dossier IPG par la Commission européenne, au découragement, le consortium des salaisons a opposé la ténacité. Un nouveau dossier a été monté, modifiant l’aire de fabrication, renforçant la spécificité des salaisons en intégrant de nouveaux critères de qualification de la matière première. Ce travail a porté ses fruits puisque en janvier, le jambon d’Auvergne sera enfin inscrit sur la liste des IGP. Pour le saucisson sec et la saucisse sèche, cette inscription devrait intervenir dans le courant de l’été 2016. L’enjeu est important, car les salaisons sèches représentent aujourd’hui plus de la moitié de l’activité des entreprises régionales de charcuterie.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 21 janvier 2016, numéro 1343.

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