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Accords de libre-échange : négociations toujours en cours avec l’Océanie sur la viande ovine

Les premiers accords de libre-échange entre l’Union européenne, la Nouvelle-Zélande et l’Australie datent des années quatre-vingt. Leurs renégociations ont débuté en 2018 et avancent à petits pas, liées aussi aux relations diplomatiques parfois tendues.

Pour les éleveurs ovins néo-zélandais, le marché européen est très rémunérateur.
Pour les éleveurs ovins néo-zélandais, le marché européen est très rémunérateur.
© J. Baudoin

« Le marché européen est l’un des plus rémunérateurs pour la viande ovine océanienne, rappelle Cassandre Matras, économiste à l’Institut de l’élevage. Malgré la réorientation des flux vers la Chine et les États-Unis (aussi pour une question de coût du fret), l’Union européenne reste un débouché clé pour eux. »

Du côté des négociations avec l’Australie, le 12e cycle initialement prévu à la mi-octobre a été reporté suite à la crise dite des sous-marins. Les discussions sont donc en pause alors qu’il n’y a toujours pas eu d’échange d’offres tarifaires sur les produits agricoles.

« Les négociations avec la Nouvelle-Zélande sont, elles, toujours en cours, rapporte la jeune femme. Les volumes proposés initialement par l’Union européenne étaient d’un peu plus de 114 000 téc (la moitié du contingent annuel à droits nuls allant vers l’UE, l’autre moitié allant au Royaume-Uni). Après le refus de la Nouvelle-Zélande qui demande davantage, la Commission européenne a proposé l’ajout de 38 à 40 000 téc avec droit intra-contingentaire de 10 %… mais la Nouvelle-Zélande a encore refusé et accusé au passage l’UE de protectionnisme, entre autres… Il y a eu une nouvelle offre l’été dernier, qui devait être une amélioration en qualité et en volumes, mais nous n’avons pas eu plus de détails. » À suivre donc dans les prochains mois.

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