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Abreuvement : quand les courants parasites dissuadent les vaches de boire

D’après les mesures réalisées par le GDS de la Manche, la présence de courants parasites au niveau des abreuvoirs, apparaît très fréquente. C’est un frein supplémentaire à l’abreuvement.

Les causes liées à un défaut dabreuvement sont variées. Il peut s’expliquer par un nombre d’abreuvoirs ou une longueur insuffisante, un débit limité, un mauvais positionnement dans le bâtiment, un défaut de propreté… Mais aussi par la présence de courants parasites. « Commencez par observer vos vaches lorsqu’elles s’approchent d’un abreuvoir », incite Estelle Hélaine, conseillère sanitaire au GDS de la Manche. Elles sont censées boire franchement plusieurs goulées. Si elles montrent des signes d’hésitation avant de boire et qu’elles lapent seulement une à deux fois, mieux vaut contrôler la présence de courants parasites.

<em class="placeholder">vache devant un abreuvoir</em>
Cette vache en préparation au vêlage se positionne devant l'abreuvoir, elle stationne mais n'ose pas boire. © E. Bignon

« Si le voltmètre indique une mesure supérieure à 150 millivolts, certaines vaches risquent d’être contrariées et contraintes dans leur abreuvement, poursuit-elle. Et au-delà de 500 millivolts, toutes les vaches y sont sensibles. Et ce d’autant plus si le sol est humide », explique Estelle Hélaine.

 

<em class="placeholder">mesure des courants parasites dans un abreuvoir</em>
Après vérification, le voltmètre indique la présence de courant parasite (400 mV) et sa densité urinaire s'élève 1030, signe d'un manque d'hydratation. © E. Bignon

Parmi la cinquantaine d’audits réalisée par le GDS de la Manche l’hiver dernier sur le nord du département, la quasi-totalité des abreuvoirs situés à proximité de la salle de traite, des robots de traite ou des postes de clôtures présentaient des valeurs trop élevées. « Dans ce cas-là, une mise à la terre se montre nécessaire ou il faut envisager de déplacer le ou les abreuvoirs concernés », indique la conseillère sanitaire. Mais ce n’est pas forcément évident dans la pratique. Et de poursuivre : « Dans certains élevages, si le nombre de logettes par rapport au nombre de vaches traites le permet, je préconise d’en condamner pour éloigner l’abreuvoir des robots. »

Pour en savoir plus, lisez notre dossier complet sur les courants parasites
 

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