2080-2100 : où seront produits le blé et le maïs pour alimenter nos animaux ?
Avec le changement climatique, la culture du blé et du maïs migrerait vers le nord de l'Europe.
Avec le changement climatique, la culture du blé et du maïs migrerait vers le nord de l'Europe.
Cultivera-t-on du sorgho, du millet ou des pois chiches en France en 2100 à la place des céréales habituelles ? Avec un réchauffement en France de + 4 °C, la production de blé et de maïs migrerait vers le nord et l’est de l’Europe. Ce scénario rendrait la France dépendante de son approvisionnement en matières premières. Et plus fragile en cas de tensions géopolitiques. « C’est simple, le blé dans le nord de l’Europe aura de l’eau. On verrait un décalage de la zone de production vers la Pologne, l’Allemagne, mais aussi la Biélorussie, la Russie, l’Ukraine », indiquait l’agroclimatologue Serge Zaka aux JRA 2026, qui à l’aide de cartes a exposé les problématiques futures de l’élevage. Demain, la France pourrait importer son blé et être alors dépendante de pays à l’Est… parmi lesquels la Russie par exemple. « Quant au maïs, irrigué ou non, à 46 °C - 50 °C, il brûle », soulignait l’agroclimatologue. « Il va falloir savoir où se sourcer et où produire le maïs pour nourrir nos animaux. » Idem pour le pois. Avec l’évolution spatiale et saisonnière des précipitations, les aires de répartition des cultures bougeront à moins que d’ici là, les émissions de gaz à effet de serre aient été réduites. « Il y a des limites à l’adaptation qui sont biologiques », rappelait Serge Zaka.