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Zoom sur les troubles locomoteurs

Recouvrant une large diversité d’expressions cliniques, les troubles locomoteurs du poulet ont des origines multifactorielles encore discutées. Un scénario se fait jour pour expliquer les manifestations bactériennes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, l’incidence des troubles locomoteurs du poulet a été multipliée par trois depuis 2009, selon le réseau épidémiologique RNOEA. Sur l’ensemble des maladies signalées sur le poulet, leur fréquence relative est passée de 10 à 25 % en 2011 pour les laboratoires d’analyse et de 15 à 40 % pour les vétérinaires. Ces valeurs reflètent-elles bien la réalité ? Aucune autre donnée publiée sur les pourcentages de lots touchés et d’oiseaux atteints par lot ne permet de l’infirmer… En 2008, selon une étude anglaise, 28 % des poulets par bande étaient concernés par les boiteries. L’incertitude est peut-être liée au fait que ces « troubles » recouvrent une large palette de lésions. Ils concernent tous les éléments constitutifs de la patte (os, articulations, ligaments, tendons, muscles), avec des manifestations mécaniques (défauts d’ossification, déformation, nécrose…) et/ou infectieuses (arthrites, ostéomyélite, ténosynovite…) qui différent selon l’âge de l’animal. Cette grande diversité lésionnelle suggère des causes multiples, sauf dans quelques cas causés par des agents primaires (arthrite virale).

 

La mauvaise santé digestive du poussin serait un facteur déclenchant

 

En trois semaines, le poussin à croissance rapide multiplie son poids par plus de vingt. La génétique est impliquée à travers la capacité des oiseaux à assimiler correctement l’aliment et à construire une structure osseuse qui puisse supporter la charge musculaire. Les sélectionneurs admettent que les poulets à croissance rapide ont plus tendance à être touchés que ceux à croissance lente. Mais ils soulignent que, grâce à des mesures prises depuis des années, les troubles locomoteurs non-infectieux ne cessent de baisser alors que les poids continuent de croître. En contrepartie, ces poulets requièrent d’excellentes conditions de démarrage et d’alimentation. La nutrition est interpellée sur sa capacité à délivrer un aliment assimilable et répondant aux besoins. Le milieu d’élevage paraît déterminant, tout autant que la conduite : minimiser le challenge bactérien, apporter et faire absorber l’eau, l’aliment et l’oxygène en quantité et en qualité. Les quinze premiers jours sont cruciaux. Le chercheur Richard Ducatelle suggère un scénario bactérien qui interpelle… Les troubles locomoteurs ne doivent pas être la conséquence d’une « rationalisation » qui serait de plus en plus difficile à maîtriser.

Au sommaire du dossier de Réussir Aviculture de juillet-août, R. A. n°188, p. 12 à 20 :

p. 14 - Une pathologie très présente aux multiples visages. Synthèse du réseau Cristal.

p.16 - Les oiseaux sont sensibles aux risques articulaires. Anatomie.

p. 17 - Le risque « réovirus » devrait baisser en intensité. Cause primaire d’arthrites.

p. 18 - Quatre étapes pour minimiser les troubles. En élevage.

p. 20 -  Une relation forte avec la santé intestinale. Hypothèse de Richard Ducatelle.

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