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Une prise en compte des pododermatites en poulet de chair propre à chaque pays

Pressenti comme indicateur du bien-être du poulet, le taux de pododermatites est surveillé dans la plupart des États Membres, avec des modalités qui leur sont spécifiques.

Frédérique Mocz, de la chambre d'agriculture de Bretagne : " © A. Puybasset
Frédérique Mocz, de la chambre d'agriculture de Bretagne : "En France, l'évaluation du taux de pododermatites n'est pas une obligation légale mais des groupements et abattoirs l'ont inscrite dans des cahiers des charges."
© A. Puybasset

En Europe, on estime à 80 % la part des poulets couverts par un système de notation des pododermatites à l’abattoir. Selon le rapport de 2018 de la Commission européenne, décrypté par Frédérique Mocz, conseillère avicole de la chambre d’agriculture de Bretagne, 18 pays ont rendu le contrôle obligatoire. « D’autres comme la Suède ou l’Espagne utilisent couramment cet indicateur mais ne l’ont pas rendu obligatoire », précise-t-elle. Il est toutefois difficile de savoir qui sont les bons et les mauvais élèves dans la maîtrise des pododermatites car tous n’utilisent pas le même dispositif de contrôle (méthode d’observation par caméra ou par du personnel formé, protocole de notation des lésions…), ni le même seuil critique. « La Suède a été le premier pays de l’UE à introduire un système de notation des pododermatites, repris ensuite par le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. » Dans plusieurs pays, le taux de pododermatites conditionne l’autorisation de l’élevage à obtenir des dérogations sur le chargement au m2. « Par exemple, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, retirent la dérogation des 39 kg/m2 (pour retomber à 33 kg) aux éleveurs dépassant le taux maximal toléré, ce dernier variant d’un pays à l’autre. » Au Royaume-Uni le contrôle est uniquement réalisé sur des lots avec problèmes sanitaires et le retrait de la dérogation est toutefois rare. Aux Pays-Bas, la dérogation des 42 kg est retirée pendant un an lors d’un second dépassement de seuil (score supérieur à 120 du système suédois). Le Danemark utilise un système de bonus-malus pour les éleveurs en fonction de leur score de pododermatites. En cas de score anormal répété malgré le plan d’action mis en place, la densité doit être abaissée de 42 à 39 kg.

La France a pour sa part appliqué strictement la directive européenne et l’évaluation du taux de pododermatites n’est pas une obligation légale. « Toutefois, des groupements et abattoirs l’ont inscrit dans certains cahiers des charges et ont progressivement mis en place une grille de bonus-malus. » La situation reste encore hétérogène sur l’ensemble du territoire.

 

Lire aussi :

La pododermatite du poulet de chair, un challenge européen

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