Aller au contenu principal

Une année mouvementée pour Triskalia en volaille de chair

2018 aura été une année dense pour la filière volaille de Triskalia avec le regroupement des éleveurs au sein d’une seule OP et une conjoncture difficile en dinde.

Pierrick Le Labourier, président de la section volaille de chair de la coopérative Triskalia.  © A. Puybasset
Pierrick Le Labourier, président de la section volaille de chair de la coopérative Triskalia.
© A. Puybasset

C’est en plein cœur d’un poulailler que s’est tenue l’assemblée générale de la section volaille de chair de Triskalia, chez Fabien Loric à Colpo dans le Morbihan. Ce jeune installé à la suite de son père, ancien éleveur UKL, vient d’investir dans un bâtiment de 1 800 m2 avec lumière naturelle. Un choix symbolique de la part des administrateurs du groupement qui met en avant le renouvellement des générations, et marque l’accueil des éleveurs des OP UKL et Ronsard. Jusqu’à présent séparés, les éleveurs adossés à l’abattoir Ronsard (100 000 m2), ceux de la coopérative UKL (150 000 m2) et ceux de la section volaille chair de Triskalia sont désormais réunis dans une organisation de production, avec une même équipe technique et un seul planning. L’ensemble pèse désormais 617 000 m2 (1), 338 adhérents et 562 bâtiments. « Ce regroupement était logique face à la concentration de l’aval et fait de notre OP un acteur significatif et incontournable en Bretagne », a souligné son président Pierrick Le Labourier. Une position qui sera bientôt confortée par l’union des groupes Triskalia et d’Aucy sous l’entité Eureden. L’année 2018 aura été aussi marquée par la restructuration du grand export suite au dépôt de bilan de Doux et la cession des deux outils d’accouvage Triskalia, passés sous le contrôle du groupe LDC : le couvoir Couvéo du Sourn intégré au couvoir Perrot et le couvoir Procaneton de Pontchâteau rebaptisé Anatéo, et dont Triskalia reste actionnaire à 33 %.

La conjoncture difficile en dinde (pression des importations, baisse de la consommation) a pénalisé la production (39 466 t), avec une durée de vide sanitaire de 8 semaines et moins de 2 lots par an. « Ce niveau de rotation ne permet pas de rentabilité sur les bâtiments spécialisés », a déploré le président. « Grâce à l’esprit de coopérative, les jeunes investisseurs ont été aidés. » Les tonnages ont par ailleurs atteint 37 600 t en poulet et 16 000 t en canard.

(1) Dont dinde (255 000 m2), poulet JA (122 000 m2), poulet export (61 000 m2), poulet sexé (56 000 m2), polyvalent poulet/dinde (37 000 m2), canard de Barbarie (85 000 m2) + foie gras (26 600 m2 d’élevage et 22 630 places de gavage).

Les plus lus

<em class="placeholder">Emma Carfantan</em>
« Je m’installe en poules pondeuses avec un bâtiment agrandi »

Emma Carfantan a démarré cet été son premier lot de poules pondeuses en code 2 dans son poulailler, agrandi et rénové…

<em class="placeholder">Christelle Lalondrelle s’est installée sur un site en location au cœur de la forêt des Landes en production certifiée de poulets fermiers des Landes.</em>
Des cabanes landaises automatisées et rentabilisées en sept ans pour les poulets fermiers

Christelle Lalondrelle a rejoint son mari sur la ferme familiale avec la reprise d’un site en poulets fermiers des Landes. La…

<em class="placeholder">Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan : « La litière obtenue avec les gros granulés de paille est très absorbante et confortable pour les ...</em>
« Les gros pellets de paille offrent une litière efficace pour mes poulaillers »

Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan, a testé durant un an une litière de pellets de paille…

<em class="placeholder">Selon les estimations de l&#039;Itavi, environ deux poules sur trois seraient désormais produites dans des exploitations soumises à l’IED.</em>
Mon élevage de volailles sera-t-il concerné par la directive IED ?

La révision de la directive IED sur les émissions industrielles introduit de nouvelles règles. Le décryptage de l’Itavi en…

canards prêts-à-gaver
Grippe aviaire : premier cas de la saison 2026-2027 confirmé

Un premier cas de grippe aviaire H5HP a été confirmé dans le Maine-et-Loire en canards prêts-à-gaver le 31 août 2026.

<em class="placeholder">feed station</em>
Hubbard sélectionne les souches Premium de demain

Spécialisé dans les souches à croissance intermédiaire et lente, le sélectionneur français Hubbard continue d’innover, en s…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)