Aller au contenu principal

Volailles : Actualité agricole et agroalimentaire des filières poulets, poules pondeuses, canards, dindes, œufs, foie gras dédié

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Un épandeur de paille suspendu simple et efficace

Éleveur de canards prêts à gaver en Dordogne, Guislain de Bonfils a mécanisé ses tâches quotidiennes pour mieux organiser ses journées et gagner en confort.

Guislain de Bonfils a fait installé une pailleuse suspendue qui lui permet de repailler facilement et rapidement pour moins de dix euros par jour.
© X. Cresp

Travaillant en bande unique de 12 000 animaux, Guislain de Bonfils a conçu et créé un bâtiment de 1 600 m2 il y a trois ans. « Pour réduire au maximum les postes dévoreurs de main-d’œuvre, explique l’éleveur, les systèmes d’alimentation et de paillage ont été robotisés et suspendus sur un rail IPE en U. »
« Il faut bien réfléchir à la capacité de soutien de sa charpente,
insiste l’éleveur. C’est essentiel dès lors qu’on travaille avec du matériel suspendu. » Côté équipement Guislain de Bonfils s’est tourné vers la société vendéenne Méchineau Élevage qui a conçu le robot de distribution d’aliment et a adapté une pailleuse suspendue Ariane 120 axiale de marque Altec. Une première en élevage de prêt à gaver. Ce rail fait un circuit en O pour travailler toute la surface en un aller-retour sur deux fois huit mètres.

Une pailleuse simple et rustique

L’éleveur a trouvé ce qu’il cherchait. « Cette pailleuse me fait gagner énormément de temps. Sa conception est simple et robuste, facilement réparable, exclusivement mécanique. » Elle est composée d’une caisse recevant des balles rondes ou carrées, avec un fond équipé d’une chaîne d’épandeur classique qui déroule la botte vers deux hérissons horizontaux. Les deux plateaux rotatifs travaillent sur une largeur maximum de huit mètres. La pailleuse est mue par un moteur électrique et une centrale hydraulique embarquée. Le poste de pilotage est situé sur le côté de la distributrice, avec les mêmes fonctions qu’un modèle attelé ou porté. Le plateau de la pailleuse rend d’autres services, comme celui de porte-outil mobile.

Un investissement vite rentabilisé

Guislain de Bonfils valorise la paille de son exploitation sous forme de balles rondes de 360 kg. En primo-paillage, il compte une balle pour obtenir une couche bien régulière sur 200 m2. En entretien, l’éleveur épand une seule balle sur les 1 600 m2 en présence ou non des canards, sauf durant les quinze premiers jours en poussinière, où il répand manuellement des granulés de paille sur les zones humides (chaînes de pipettes et d’alimentation). Au-delà de trois semaines, un passage tous les deux jours suffit en condition normale. « Quitte à passer tous les jours l’intérêt est d’épandre une couche fine et régulière, pour obtenir une bonne alternance entre couche de fientes et couche de paille. » Une bonne demi-heure suffit pour l’entretien des 1 600 m2. Guislain de Bonfils gagne un temps précieux qu’il utilise pour mieux suivre ses animaux. « Le paillage n’est plus une corvée, et l’on n’est moins regardant à le faire, même un dimanche s’il le faut. L’avantage, c’est de pouvoir concilier le bien-être animal avec celui de l’éleveur, ce qui est tout aussi important. » En considérant presque deux heures de main-d’œuvre par jour pour pailler manuellement toute la surface, le calcul est rapide. « L’investissement avoisine les 50 000 euros, en comptant l’installation du rail et l’alimentation électrique commune avec le robot d’alimentation. Avec un amortissement sur quinze ans, cela revient à moins de 10 euros par jour. Avec ce matériel simple et rustique, je ne prends pas de risque, car sa maintenance reste légère. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Vignette
Une poussinière pour GP et GGP Hubbard
L’EARL du Haubert a reconstruit une de ses poussinières, dédiée à l’élevage de lignées chair de grands-parentaux et grands grands…
Vignette
Le poulet français est de plus en plus présent chez McDonald’s France
Depuis de nombreuses années, la filiale française de la chaine de restauration rapide a sécurisé ses approvisionnements et ses…
Vignette
Le pigeonneau des Amyrelles décolle contre vents et marées
Le cercle très fermé des professionnels du pigeonneau de chair s’agrandit et se féminise avec la création d’un nouveau site d’une…
Une réflexion sur les relations entre l’homme et les animaux dans la société actuelle
Portail réussir
Un préfet en visite dans un élevage, un débat à l’Assemblée nationale. Professionnels, politiques, médias et grand public s’…
Vignette
Lancement d’une recherche appliquée sur le bien-être en élevage

Le projet européen PPILOW(1) visant à améliorer le bien-être des volailles et des porcs en…

Vignette
L’autoporteur Aérolit brasse la litière en surface
Jean-Yves Michard d’Apic a développé un autoporteur muni de doigts verticaux qui aèrent la litière sans la retourner. Il propose…
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Aviculture
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Aviculture
Newsletter COT'Hedbo Aviculture (tendances et cotations de la semaine)