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Triskalia se prépare au canard de chair en plein air

Nathalie et Paul Brunel viennent de démarrer leur second bâtiment de canards Barbarie à Plumelec dans le Morbihan, prévu avec un accès à un parcours.

Depuis déjà plusieurs années, la coopérative Triskalia produisait quelques lots de canards de Barbarie en plein air, pour le compte de l’abattoir Procanar de LDC. « Dans trois bâtiments et à l’intention de clients nord-européens », précise Bernard Brunel, le responsable de la production avicole de Triskalia. C’était le cas chez Nathalie et Paul Brunel qui avaient aménagé des trappes dans leur tunnel datant de 1998. Vingt ans après, ils récidivent avec un nouveau canardier de 1 000 m2, parallèle au premier de 750 m2. « Nous avons arrêté nos 45 Montbéliardes laitières pour une question de pénibilité, résume Paul qui devrait bientôt être en retraite. Mais, mon épouse doit encore continuer et notre fils Valentin travaille à mi-temps sur la ferme. Nous avons voulu renforcer ce que nous maîtrisons bien. »

Des mâles sortis après 7 semaines

Les éleveurs plébiscitent l’élevage avec parcours. « J’adore les regarder sortir, confie Nathalie. Le matin, on dirait qu’ils nous attendent car ils sont tournés vers les trappes. » Ils préfèrent le temps pluvieux et le froid ne les dissuade pas, bien au contraire. « Le seul bémol, c’est pour les rentrer le soir. C’est pour cela que nous avons aménagé un couloir près des trappes pour les canaliser en évitant qu’ils s’échappent sur les côtés. » En réalité, ce sont uniquement les mâles qui sortent à partir de l’âge de 7 semaines, les femelles restent à l’intérieur jusqu’à 9 semaines et demie, « car sinon il aurait fallu avoir deux parcours séparés ». Faute de norme, Triskalia a opté pour un parcours d’un mètre carré par animal pouvant sortir. Pour le responsable avicole, « même si la plupart de nos canards ne sortent pas, la possibilité d’élever ainsi doit devenir obligatoire dans tous les nouveaux bâtiments construits ». D’autant que les résultats techniques (indice de consommation et poids), sont équivalents voire meilleurs, avec moins de boiteries, remarque Bernard Brunel. Par ailleurs, les éleveurs perçoivent une légère plus-value pour le temps et les investissements supplémentaires (foncier mobilisé, clôtures, trappes).

Bâtiment clair et à ventilation statique

La coopérative préconise un élevage avec lumière et ventilation statique naturelles : la lumière pour répondre aux cahiers des charges de l’abattoir et le statique parce que c’est moins coûteux en fonctionnement et que le Barbarie s’en accommode bien avec de très bonnes performances. Le couple a choisi une coque d’I-tek solutions, un nouvel intervenant sur le marché. Filiale du constructeur costarmoricain I-tek, très présent en bâtiment porcin, I-tek Solutions s’est associé avec le constructeur gersois NTD pour développer une alternative avec charpente intégralement métallique. NTD fournit sa charpente métallique en profil sigma boulonné (et le montage par ses équipes) et I-tek Solutions la conception, les panneaux isolants avec revêtement alu et film PVC, ainsi que le suivi du chantier. « Posé du sol au plafond, ce matériau est facile à entretenir, à nettoyer et il résistera très bien avec du canard », souligne Julien Norée, le responsable d’I-tek solutions. Même si son coût est plus élevé, c’est un plus apprécié par Paul Brunel qui constate que son tunnel « est cuit par vingt ans d’élevage de canards ». L’installation intérieure a été traitée avec MatElevage. Les Brunel ont choisi une régulation d’ambiance Tuffigo-Rapidex, un éclairage central à leds, un caillebotis Josse, des radiants centraux Systel, quatre lignes de pipettes vert Plasson complétées de cloches, deux lignes d’assiettes Multibeck Le Roy, tous relevables et deux lignes de brumisation pour le détrempage avant nettoyage. S’ajoute un peson automatique pour le suivi du poids. Le lisier raclé est récupéré dans une nouvelle fosse de 1 200 m3, qui sera reliée à la première, pour fonctionner en alternance (60 jours d’hygiénisation avant épandage).

Premier opérateur en Bretagne

Avec un parc de 80 000 m2 – soit une production d’environ 100 000 têtes par semaine (deux tiers en mâles) - l’OP Volailles de Triskalia s’affiche comme le premier fournisseur de vif en Bretagne. Mais c’est un parc qu’il faut renouveler car il s’est constitué dans les années 80. De plus la Société bretonne de volaille a refait le site Procanar de Lauzach (56) et accru sa capacité. Pour injecter du sang neuf avec de nouveaux éleveurs, un programme de développement de 20 000 m2 a été lancé l’an dernier. « Nous devrions atteindre notre objectif fin 2019, estime Bernard Brunel. Et nous aurons aussi légèrement augmenté le parc car nous ne perdrons pas 20 000 m2 avec des arrêts d’activité ! » Le responsable n’a pas divulgué le montant des incitations financières octroyées.

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