Aller au contenu principal
Font Size

Bruno Ferreira, responsable des actions sanitaires primaires à la DGAL
« Tous concernés et mobilisés par la biosécurité »

La direction générale de l’alimentation (DGAL) appelle les aviculteurs de toutes les régions à une montée en gamme de la biosécurité de leur élevage.

Bruno Ferreira est chef du service des actions sanitaires en production primaire de la direction générale de l’alimentation, le « bras technique » du ministère de l’Agriculture et de la Forêt sur le volet sanitaire.
© ©X. Remongin/Min.agri.fr
La page influenza est-elle définitivement tournée ?
Bruno Ferreira - « Je me garderai de le dire. En accord avec les professionnels, nous avons mis en place une stratégie offensive, inédite et ambitieuse. Les résultats sont très encourageants. Après le vide sanitaire, les très nombreux contrôles n’ont mis en évidence que quatre foyers reliés deux par deux. Dans le Sud-Ouest, la discipline collective a été bonne, même si certains procès-verbaux ont été dressés. La dynamique de mise en place de biosécurité est bien lancée. »
L’arrêté biosécurité est-il bien appliqué en France ?
B. F. - « L’arrêté du 8 février édicte des règles de biosécurité à l’ensemble des élevages pour se préserver de l’introduction et de la propagation des virus influenza. Hors de la zone de restriction et de la filière palmipèdes, les autres régions et les autres filières ont pu se sentir plus éloignées du risque influenza. Aujourd’hui la DGAL appelle à une forte mobilisation de l’ensemble des éleveurs en France.
Dans le cadre de la maîtrise des salmonelles, les filières des poules pondeuses et de la reproduction font déjà des efforts importants qui correspondent peu ou prou aux exigences de l’arrêté. Ailleurs, nous sommes persuadés que bon nombre d’éleveurs y répondent, mais il est important que tous s’approprient cette préoccupation. Comme pour les éleveurs en organisation de producteurs, les éleveurs isolés ou dans des filières non organisées ou n’ayant pas eu encore accès à la formation peuvent trouver toujours des formations et des outils pédagogiques. Nous voulons être sûrs qu’une vraie dynamique est engagée. »
Un contrôle influenza de tous les lots de palmipèdes est-il envisageable ?
B. F. - « Pour le moment, ce n’est pas l’objectif. Nous devons garder une approche proportionnée car un niveau d’exigence équivalent à celui de la surveillance des salmonelles aurait un coût important pour les filières et pour l’État. Nous avons opté pour une surveillance basée sur une analyse de risques. »
Quelles surveillances sont engagées ?
B. F. - « Après avoir concentré nos efforts sur le Sud-Ouest pour lever la zone de restriction, des actions sont en cours au niveau national. Dans le cadre de la surveillance européenne annuelle de l’influenza aviaire, les DDPP réalisent des prélèvements dans des élevages pour des analyses sérologiques. Ceux de reproducteurs palmipèdes sont particulièrement suivis. À partir de l’an prochain, s’ajoutera la surveillance des règles de biosécurité. Il ne devrait pas y avoir de verbalisation immédiate. L’objectif est tout d’abord de faire monter en gamme les élevages vis-à-vis de la biosécurité. Nous n’hésiterons pas, cependant, à passer au volet répressif si nous rencontrons des récalcitrants. S’ajoute la surveillance événementielle de l’avifaune sauvage sur les animaux trouvés morts par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, en particulier les anatidés. Pour la basse-cour, il n’y a pas de surveillance particulière, mais nous restons vigilants. »
Est-il envisagé d’alléger la déclaration des foyers influenza faiblement pathogènes (IAFP) ?
B. F. - « C’est effectivement un point sensible, puisque des pays tiers importateurs sur réagissent à des cas d’IAFP en fermant leurs frontières. La France a engagé une discussion au niveau européen pour faire évoluer le cadre réglementaire. Nous aimerions qu’existe une procédure de notification des cas d’IAFP différenciée des cas à virus hautement pathogène (IAHP), qui ne créerait pas une alerte de même niveau. C’est une évolution nécessaire car la déclaration obligatoire d’IAFP freine la recherche de ces virus. Or, pour anticiper l’émergence de virus IAHP, il est extrêmement important de repérer et de connaître les virus IAFP. »
« Engager partout une vraie dynamique »
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Forte croissance de l'élevage de poules pondeuses bio en France
L'Agence Bio rapporte une vague d'engagement vers l'agriculture biologique en monogastriques.
Face à une crise structurelle européenne du canard de chair accentuée par la Covid-19, la CFA mobilise ses adhérents pour faire émerger des solutions pour les éleveurs dans les régions Auvergne-Rhone Alpes, Bretagne, Bourgogne et Pays de la Loire qui concentrent cette production. © P. Le Douarin
Le syndicalisme avicole CFA appelle à « agir d’urgence pour sauver les éleveurs de canards de chair »
Au nom de la Confédération française de l’aviculture (CFA), Gilles Lassus éleveur de canards de Barbarie dans l’Ain, appelle l’…
Litière de bouchons de paille © A. Puybasset
La gestion des litières des poulaillers de chair enquêtée
Les chambres d’agriculture de Bretagne ont analysé les pratiques de gestion de litière d’éleveurs de volailles de chair bretons.
Les mises en place nationales de canetons chair ont diminué de 28% en avril par rapport au même mois de 2019 (497 100 têtes par semaine) selon l'interprofession du canard. © P. Le Douarin
Les Pays de la Loire aident les éleveurs de canards Barbarie

Les collectivités territoriales ligériennes viennent au secours des 400 éleveurs de canards de chair.…

Installée dans le Gers, Béatrice Laffitte produit en label rouge mention sud ouest © C. Chabasse
La coopérative Euralis cherche des éleveurs de poulets label rouge sous IGP Landes
Le groupe Euralis s’inscrit dans une dynamique de croissance de sa production de volailles sous label rouge. La coopérative…
 © A. Puybasset
France Poultry fait du bénéfice

L’abattoir France Poultry, ex-Doux export à Châteaulin (29), a vendu 152 000 t de poulets et produits…

Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)