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Nouvel atelier ponte pour le couvoir Lohmann

Le fournisseur des futures poules d’œufs de consommation Lohmann a démarré un nouveau bâtiment de 12 000 reproductrices chez le couple Dixneuf qui produira plus d’un million de poulettes commerciales par lot.

Lancer un nouvel élevage de 12 000 reproductrices a imposé une étroite coordination entre le couvoir Lohmann France et les éleveurs Patricia et Alain Dixneuf installés à Coron dans le Maine-et-Loire. En effet, ce nouvel élevage apporte au couvoir un surcroît d’environ 1,2 million de poulettes (7 % des volumes actuels). Ces poulettes supplémentaires sont d’abord destinées à compenser un prochain arrêt d’activité d’un des multiplicateurs.
Fin novembre, le couvoir organisait une porte ouverte chez ces éleveurs pour faire découvrir ce qui se fait en la matière. Déjà partenaire de Lohmann France depuis 2008 avec 10 000 poules (1), Patricia et Alain Dixneuf sont de jeunes quinquas qui commencent à passer le relais. Avec leur fils aîné Lucas qui termine ses études agricoles, la réorganisation de l’exploitation à dominante céréalière était nécessaire. « Nous allons nous consacrer aux poules, d’où l’augmentation de cheptel, alors que notre fils s’occupera des terres », résume Alain Dixneuf.

Le bâtiment de 1 330 m2 (dont 1 288 m2 d’élevage) est construit à côté du premier atelier auquel il a été rattaché, pour ne constituer qu’une unité épidémiologique et de production en bande unique. Ceci facilitera le quotidien, car la douche est obligatoire à chaque entrée dans un bâtiment de ponte Lohmann. « Nous sommes très stricts sur la biosécurité", souligne Mickaël Pezot, responsable de l’approvisionnement du couvoir. Coïncidence ou pas, « depuis la création de Lohmann France en 2001, nous n’avons jamais eu un cas de salmonelle ». La coque construite par un constructeur local (Sté Onillon) est aux normes BEBC. Obscure, elle est ventilée en mode longitudinal (206 000 m3/h fournis par sept turbines et trois ventilateurs EC) avec entrées des deux côtés via des trappes Kan’air placées à 1,8 mètre du sol. L’éleveur ayant voulu une hauteur du long pan de 2,9 mètres, un panneau incliné joignant côté et plafond dirige le flux d’air entrant par les trappes.

Partenariat étroit entre éleveurs et couvoir

Sur 14 mètres de large, la surface est occupée aux deux tiers par le caillebotis, tandis que le gisoir est exempt de tout matériel. La zone sur caillebotis (à 80 cm du sol) comprend le pondoir central Vencomatic, deux lignes de chaîne d’aliment à goulotte suspendue Ska (poules et coqs mangent ensemble) et deux lignes de pipettes Plasson devant les nids. Le tout a été fourni par Boissinot Élevage. Une trémie peseuse Précibox (Tuffigo Rapidex) contrôle le programme alimentaire des deux bâtiments. La salle est éclairée par quatre lignes de luminaires leds Pulsa Hato. Pour gagner en confort de travail, le couple a fait installer une emballeuse Prinzen. Tous frais inclus (terrassement, sas sanitaire, salles communes, emballeuse, pesée d’aliment…), l’investissement se monte à 450 000 euros (37,50 euros par place et 338 euros par m2 nouvellement créés). L’aide PCAEA atteint 56 000 euros (35 % des 160 000 euros éligibles). Les éleveurs ont la garantie de produire cinq lots avec Lohmann. Ils ont fait installer des panneaux photovoltaïques sans surcoût de charpente (couverture en bac-acier) avec un retour sur amortissement théorique de onze ans.

(1) Construit en 1986, cet atelier statique type Louisiane a produit des OAC de Gallus chair jusqu’en 2008, année de sa rénovation en obscur dynamique.

Une quinzaine d’élevages pour 17 millions de poulettes

La filiale française du sélectionneur Lohmann commercialise 17 millions de poulettes par an pour approvisionner le marché français qui utilise moins de 50 millions de poulettes. Sachant qu’une poule reproductrice de ponte génère en moyenne une centaine de poulettes commerciales, Lohmann France a besoin d’environ 180 000 places en tenant compte aussi des variations de planning et des vides sanitaires. Ses animaux sont élevés par des éleveurs rémunérés à la poulette ou à l’œuf produit et selon la qualité. Les poulettes sont mises en place dans deux élevages de futures reproductrices puis transférées dans quinze élevages de ponte.

 

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