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Médecine alternative : des éleveurs de volailles et une filière engagés dans la Drôme

Depuis plus de 20 ans des éleveurs drômois, bio ou non, et leurs conseillers ont recours à des soins alternatifs en s’appuyant sur les conseils de vétérinaires.

Tous les modes d'élevage ont recours aux méthodes vétérinaires non allopathiques.
Tous les modes d'élevage ont recours aux méthodes vétérinaires non allopathiques.
© P. Le Douarin

Dominique Deroux, éleveur indépendant et précurseur

Depuis une quinzaine d'années, il a eu progressivement recours à des thérapies complémentaires. Il s’appuie sur les conseils de sa vétérinaire pour soigner ses 40 000 poules pondeuses en cage dans chacun de ses quatre bâtiments.

Des probiotiques ajoutés à l’aliment, des hépato-protecteurs, des levures pour les problèmes de digestion… « On recherche l’immunité globale de la poule et voilà huit ans que je n’utilise plus d’antibiotiques. Cela ne coûte pas plus cher que l’allopathie. Cet investissement est associé à la performance finale et à ma tranquillité », explique l’éleveur.

 

Médecine vétérinaire alternative : des éleveurs et une filière engagés dans la Drôme
© L. Gouverne
 

Effets de 10 plantes sur les volailles

Dans le cadre du programme Pei Unifilanim Santé, une expérimentation a mesuré « l’efficacité » de certaines plantes sur la santé d’ovins et de volailles de chair.

Pour chacune des 10 plantes sélectionnées, une fiche a été rédigée pour connaître la réputation, les intérêts, l’implantation, la disponibilité, l’animal cible, la période de consommation et la toxicité.

Sylvain Vérité, responsable technique volaille chair à la coopérative Valsoleil.

« Nous avons pris le tournant voilà 20 ans avec les élevages bio en utilisant la phytothérapie. Nous savons de quoi nous parlons en matière d’efficacité pour tous les types d’élevage. » Les plans Ecoantibio ont poussé à aller plus loin « Nous avons réduit de 50 % la quantité d’antibiotiques utilisés lors du 1er plan et encore de 15 % avec le second plan. Avec nos vétérinaires, nous proposons un plan de prophylaxie, puis l’éleveur choisit ce qu’il préfère. Il opte pour la phyto si le vétérinaire lui propose une solution au même coût et pour le même résultat. »

 

 
© Valsoleil

 

Bruno Graillat, éleveur en contrat avec Valsoleil

Il veille sur la bonne digestion de ses 6000 pondeuses. Il a démarré son élevage bio en 2002 et compte sur les qualités de l’aliment composé par la coopérative. « De plus, il est important de drainer le foie et j’ai recours à l’homéopathie pour cela. Pour les compléments que j’utilise je me fie aux résultats obtenus. Ces produits sont simples d’utilisation, ils sont ajoutés à l’eau de boisson. Seul bémol, il faut une gestion rigoureuse du nettoyage des pipettes, faire des vidanges. Les produits à base de plantes favorisent le développement d’un biofilm qui colmate les tuyaux. Pour utiliser l’homéopathie qui ne supporte pas le peroxyde ou tout autre acide, il faut vidanger après une désinfection des canalisations. » Bruno Graillat conclut : « la prophylaxie en bio est préventive, ce qui nécessite d’avoir un bon sens de l’observation du comportement des volailles, mais aussi de se référer à des bases techniques accumulées par l’expérience. »

Médecine vétérinaire alternative : des éleveurs et une filière engagés dans la Drôme
© L. Gouverne
 

 

Colloque PPAM dans la Drôme

Pour la deuxième édition de son colloque autour de la phytothérapie et de l’aromathérapie, du 10 au 12 mars 2022, l’association Biovallée dans la Drôme a mis l’accent sur la santé animale.

Des professionnels des filières d’élevage et des Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) et des vétérinaires ont débattu et expliqué leurs pratiques.

La Drôme rassemble des éleveurs motivés et organisés sur cette thématique et dispose d’une filière PPAM importante et en développement. Elle recense plus de 10 000 ha de PPAM (15 % des superficies nationales) avec 1500 hectares en agriculture biologique, mais aussi plus de 60 entreprises et laboratoires.

 
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