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L’influenza aviaire est hors de contrôle en Hongrie

Un sérotype H5N8 hautement pathogène de l’influenza aviaire a très largement diffusé dans le sud-ouest de la Hongrie, alors que les autres pays européens touchés semblent avoir contrôlé son extension.

241 foyers de H5N8 HP détectés au 30 avril et 209 communes sous surveillance rapprochée
© Nebih

Jusqu’au 25 mars, la Hongrie n’avait connu que quelques foyers d’influenza aviaire à H5N8 hautement pathogène au cours du mois de janvier. Depuis lors, elle s’est embrasée dans la grande plaine au sud-ouest de Budapest. Cela a commencé mi-mars dans le comté de Bács-Kiskun, puis le virus a été détecté fin mars dans le comté voisin de Csongrád. Il a été trouvé dans le comté contigu de Békés depuis le 26 avril et il semble se diriger vers la Roumanie. Selon un communiqué du Bureau national de la sécurité de la chaîne alimentaire (Nebih) en date du 30 avril, le virus a été détecté dans 241 exploitations depuis le 25 mars et ce sont 209 communes qui ont été mises sous surveillance dans quatre comtés (voir la carte du Nebih ci-dessus).

Failles béantes de biosécurité 

 

Toutes les productions seraient touchées (dindes, pondeuses, palmipèdes) dans cette région avicole riche en élevages de palmipèdes. Les rapports envoyés à l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) ne détaillent pas les espèces touchées mais la mortalité relevée est faible. De là à penser que l’absence de signes cliniques a facilité la diffusion du virus… d’autant que les mesures de biosécurité ont été peu ou mal appliquées. C’est ce dit clairement le Nebih sur son site.  « Les vétérinaires prennent toutes les mesures officielles nécessaires, mais un comportement responsable est également essentiel pour ralentir la propagation de l'épidémie. Les cheptels ne peuvent être protégés que dans le strict respect des réglementations. Il est essentiel que les volailles soient gardées à l'intérieur (NDLR : le confinement est obligatoire depuis le 16 janvier), que les animaux soient nourris et abreuvés à l'intérieur et que les aliments et les litières soient stockés à l'intérieur. » Début avril dans la zone la plus touchée, les inspecteurs sanitaires du Bureau national de la sécurité de la chaîne alimentaire (Nebih) ont constaté dans des élevages des manquements importants aux consignes de biosécurité. Les contrevenants risquent de ne pas être indemnisés. Une vidéo est accessible sur YouTube.

Les éleveurs ne sont pas les seuls en cause. L’autorité sanitaire souligne qu’elle a pu démontré que la virus a été propagé dans le comté de Békés par des camions de livraison d’aliments. « Une attention accrue doit également être accordée à la circulation des passagers et des véhicules, ainsi qu’à une désinfection complète et permanente des véhicules d’alimentation. »

Depuis le 27 mars 2020, a Nebih a ordonné le dépistage des troupeaux dans les zones non atteintes des deux comtés. Les mouvements vers une autre partie du pays doivent être précédés d'un écouvillonnage, mais il n'est pas nécessaire d'attendre le résultat pour commencer l'envoi des volailles…

Virus maitrisé ailleurs en Europe

 

En excluant la Hongrie, le nombre de foyers détectés dans sept pays d’Europe s’élève à 57, qui se répartissent ainsi :

  • Allemagne : 7 foyers (dont 4 sur oiseaux captifs ou sauvages) et dernier cas le 31 mars ;
  •  
  • Bulgarie : 8 foyers dont le dernier le 12 mars ;
  •  
  • Pologne : 33 foyers (dont 1 sur un oiseau sauvage) et dernier cas le 31 mars ;
  •  
  • République Tchèque : 2 foyers et dernier cas le 16 février ;
  •  
  • Roumanie : 2 foyers et dernier cas le 17 janvier ;
  •  
  • Slovaquie : 4 foyers (dont un dans un zoo) et dernier cas le 27 janvier ;
  •  
  • Ukraine : 1 foyer le 19 janvier.
  •  

Dans l’immense majorité des cas, c’est un sérotype H5N8 qui a été détecté. Il  serait d’origine africaine et aurait été véhiculé par des oiseaux sauvages lors de la migration printanière de 2019.

La Bulgarie a connu des foyers avec des coinfections à H5N8 et H5N2. Selon un rapport de l’autorité sanitaire européenne des aliments (Efsa), ce sérotype H5N2 pourrait résulter d’un réassortiment entre le virus  H5N8 et un virus H6N2 identifié en 2009-2010 en Bulgarie.

 

Compte tenu de la localisation des cas très à l’Est de l’Europe et du démarrage tardif des cas, le risque de propagation vers l’ouest, donc la France, est très faible.

 

 

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