Aller au contenu principal

« L’exosquelette n’est pas une fin en soi », selon la Mutualité Sociale Agricole

Selon Agnès Ratgras, conseillère en prévention des risques professionnels à la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole, la MSA n'a pas encore adopté une position tranchée vis-à-vis de son accompagnement des assurés souhaitant s'équiper d'exosquelettes.

Agnès Ratgras, conseillère en prévention des risques professionnels à la CCMSA
Agnès Ratgras, conseillère en prévention des risques professionnels à la CCMSA
© Bimsa/MSA

La mutualité sociale agricole s’intéresse-t-elle aux exosquelettes ?

« La MSA s’y intéresse dans la mesure où ces technologies pénètrent le milieu agricole. Au sein de notre réseau, plusieurs études sont en cours, ou terminées. Leurs objectifs sont d’identifier le modèle le plus adapté dans un environnement de travail et un contexte d’entreprise, mais également d’étudier les effets de cette technologie sur un temps long d’utilisation. »

Quels premiers enseignements en tirez-vous ?

« Nous n’avons pas de retour d’expériences spécifiques à la filière avicole. Ceux dans les autres filières montrent bien l’importance de s’intéresser au travail avant de s’intéresser aux solutions. Nous constatons d’ores et déjà trois phénomènes : des déplacements du problème de santé, avec un report de charge de travail sur une partie du corps, ou sur une autre personne dans les activités collectives ; l’organisation du travail est rarement questionnée avant la volonté d’utiliser une solution technique ; enfin l’intégration d’un exosquelette ne peut s’affranchir d’une démarche participative s’appuyant sur l’utilisateur final. »

Aidez-vous financièrement les affiliés à acquérir ces appareillages ?

« Les services Santé-sécurité-travail des 35 MSA régionales sont régulièrement sollicités pour répondre à des demandes d’accompagnement de la part des affiliés qui ont la volonté d’investir dans un exosquelette. Les stratégies d’accompagnement des MSA locales diffèrent, certaines participant, d’autres non. La caisse centrale de la MSA construit actuellement son positionnement institutionnel et la méthodologie d’intervention sur ce sujet. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Olivier Le Gal, installé à Moustoir-Ac dans le Morbihan : « En traitant les œufs des lots plus compliqués, la casserie nous aide à mieux maîtriser le risque de ...</em>
« La durée de ponte de mes poules pondeuses progresse d’une semaine chaque année »

Olivier Le Gal dans le Morbihan améliore d’une semaine par an la durée de ponte de ses lots de poules brunes. Ses atouts …

<em class="placeholder">Un lot qui reste rentable jusqu’à une réforme tardive devra avoir un taux de perte et d’œufs déclassés suffisamment maîtrisé, au risque de perdre l’intérêt de ...</em>
« L’intérêt économique de prolonger la carrière des poules pondeuses doit être évalué lot par lot et ramené à l’année »

Pour Nicolas Destombes, de Lohmann France, l’intérêt de prolonger la carrière de la poule doit être raisonné pour chaque lot…

<em class="placeholder">Christophe (à gauche) et Joël Bideau veillent à tous les paramètres pour que les poules se portent bien le plus longtemps possible.</em>
Poules pondeuses : « Nous avons allongé la durée de vie tout en veillant au bien-être des poules » en Vendée

En quatre lots, Christophe et Joël Bidaud sont passés de 85 à 98 semaines de durée de vie de leurs poules blanches.…

<em class="placeholder">poulet en fin de lot</em>
Mise à jeun des poulets : une étape clé pour lutter contre Campylobacter

Bactérie entérique, Campylobacter peut contaminer les carcasses via les souillures fécales en abattoir. Une bonne mise à jeun…

<em class="placeholder">« La performance des filières volailles de chair et œufs a tiré le chiffre d’affaires », soulignent Olivier Chaillou (à gauche), président de Terrena, et Éric ...</em>
Bonne dynamique en volailles et en œufs pour Terrena

Portées par la demande en poulet et œufs de consommation, les filières volailles et œufs de Terrena ont eu une bonne dynamique…

<em class="placeholder">Les trophées de la performance 2026 du groupement Armor Œufs remis aux éleveurs.</em>
Armor Œufs veut mettre en place 1 million de places supplémentaires de poules pondeuses d'ici 2028 en Bretagne

Le groupement de producteurs Armor Œufs déploie une stratégie claire pour se développer et vise 1 million de places de poules…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)