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Les volières Athéna font leur nid en Bretagne

Mi-décembre 2017, une volière Ska d’élevage de poulettes a démarré en Bretagne chez Claude Herveic qui a aménagé un bâtiment initialement bâti pour élever du poulet export.

Opérateur important de la production d’œufs alternatifs en Bretagne, la coopérative costarmoricaine Le Gouessant produit aussi des poulettes. Avec 55 éleveurs, elle en produit six millions par an, dont la moitié pour ses besoins internes. Sur ces six millions, un million est élevé dans des volières chez 5 éleveurs équipés de trois sortes d’équipements : plateaux ascenseurs, volière à plateaux mobiles décalés, modules fixes et ouverts. Toutes ces poulettes sont vendues prêtes à pondre, en Bretagne ou ailleurs. En effet, Le Gouessant a choisi de ne pas développer d’élevage de ponte en volière. « Pour une question d’image et de conditions de travail », résume Nathalie Mordelet du service technique pondeuse. À Trévérec (22), le sixième site de production de poulettes de volière de la coopérative a démarré peu avant Noël chez Claude Herveic. Déjà producteur sur un site de 5000 m2 répartis en quatre bâtiments, Claude a choisi du matériel Ska. « J’ai été échaudé par les trois ardoises des dépôts de bilan de Tilly, puis de Bourgoin en 1999. Depuis cela, je suis méfiant. J’ai voulu sécuriser l’investissement, en ayant un outil qui pourrait produire autre chose, au cas où. » Pour son bâtiment de 1700 m2 qui accueille 45 000 poulettes au maximum, il a investi 3,37 euros par place, tout compris (béton, volière, aménagements divers). Les trois autres bâtiments, ayant des poulettes élevées au sol, lui permettent de mieux supporter cet investissement. L’augmentation du cheptel de 15 000 places (densité passée de 17-18 à 24-26 oiseaux par m2 au sol) et une meilleure rémunération (variant au Gouessant de 0,87 à 1,12 euro par tête selon le mode d’élevage) participent aussi à cette sécurisation.

Eau sur plateau et aliment au sol

L’intérieur est équipé de deux portiques Ska Athéna de 4 m de large (6 m de large s’il n’y avait eu qu’un seul portique), qui ajoutent 720 m2 de surface grâce aux deux rangées de plateaux ascenseurs placés au centre des portiques et aux trois rangées de plateaux pivotants. Le premier niveau pivotant se trouve à 60 cm du sol et le second à 1,5 m, « de sorte qu’un éleveur de taille moyenne peut avoir une vision d’ensemble » souligne Philippe Andrault de Ska France. Il reste 9 m d’espace de circulation de chaque côté des portiques. Leur hauteur est de 3,3 m, « et c’est ce paramètre qui coince dans les bâtiments à réaménager. » En effet, la totalité des installations de volières se font en rénovation-aménagement. L’éleveur a choisi de conserver sa ventilation statique avec volets sur les côtés et avec un lanterneau ascenseur. Il a également réutilisé deux lignes de mangeoires et deux lignes de pipettes d’origine. Ce qui lui a permis de diminuer le coût. En tout, les poulettes disposent de six lignes de mangeoires et autant de pipettes (2 et 2 dans chaque module). Ska préconise plutôt la chaîne plate relevable, dans la mesure où les poules sont quasiment nourries de cette manière. Dans les portiques, le matériel d’abreuvement est en haut et celui d’alimentation au sol, pour que les oiseaux apprennent très vite à sauter sur les plateaux. L’autre point à surveiller est l’épaisseur de litière, au maximum de 2 cm. « Sinon, les poulettes vont dormir au sol et pas sur les plateaux. »

Pour le responsable commercial, il est impératif de faire évoluer les réglages de matériel. Alors que les plateaux pivotants du bas peuvent rester verticaux jusqu’à 4 semaines afin de créer un espace plus restreint (et pour les interventions), le plateau central est relevable dès la deuxième semaine, à raison de 10 cm par semaine, jusqu’à environ un mètre de hauteur. Le second plateau pivotant est mis à l’horizontale deux semaines après le second (vers 6 semaines).

La volière Athéna a été lancée voici cinq ans. Une dizaine de sites sont équipés en Italie et cinq en Bretagne, y compris l’élevage de Claude Herveic. Si ces poulettes peuvent s’adapter à tous les systèmes d’élevage, Philippe Andrault souligne qu’il leur faut un temps d’adaptation quand elles sont transférées dans des cages, « car elles ont passé leur vie à sauter. » Étant donné le manque de poulettes élevées en volière, cela ne devrait pas se produire.

 
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