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Les Fermiers d’Ancenis cherchent de nouveaux bâtiments

Pour maintenir son potentiel de production, le groupement de producteurs des volailles sous label rouge Fermiers d’Ancenis projette de créer trente bâtiments de 400 m2 par an.

Pour la fin de cet hiver, l’accent est mis sur l’aménagement paysager 
des parcours, avec 
au moins 100 mètres 
de haies à l’intérieur 
du parcours sur un minimum de 200 mètres.
Pour la fin de cet hiver, l’accent est mis sur l’aménagement paysager
des parcours, avec
au moins 100 mètres
de haies à l’intérieur
du parcours sur un minimum de 200 mètres.
© Fermiers d'Ancenis

« Le marché des volailles label rouge est stable depuis quelques années, voire assez dynamique », indiquait Anne Soler, la directrice du groupement Les Fermiers d’Ancenis lors d’une porte-ouverte organisée dans le cadre du Forum Avicole 49. « Globalement, nous avons besoin de trente nouveaux bâtiments par an, dont la moitié pour du renouvellement. Nos adhérents actuels peuvent se développer. Mais nous pouvons aussi accueillir de nouveaux éleveurs. » Le groupement compte 350 éleveurs adhérents de Terrena, en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres principalement. Chaque année, avec 750 bâtiments, il produit 8 millions de têtes (poulets, pintades, volailles festives) dans une filière allant de la production des poussins à l’abattage et la commercialisation (95 % par Gastronome), en passant par la fabrication d’aliment.
La production se fait dans le cadre d’un contrat avec encadrement et suivi technico-économique. « Même si l’évolution de la notice technique rend désormais possible l’installation en label, avec six bâtiments de 400 m2 sur deux sites, les volailles label sont le plus souvent une activité complémentaire sur les exploitations », constate Pascal Lemoine, responsable du développement. Le plus souvent, la création d’un atelier se fait avec deux bâtiments représentant un tiers temps. « Le coût d’un bâtiment est d’environ 75 000 € incluant le permis de construire, l’autorisation d’exploiter, le terrassement, la voirie, la maçonnerie, la coque, les équipements et les silos, indique Pascal Lemoine. Pour deux bâtiments, cela représente un investissement de 145-150 000 €, amortis sur douze à quinze ans, soit des annuités de 11 000 à 12 000 €. »



Un dispositif d’accompagnement à long terme


Pour inciter les candidatures, les Fermiers d’Ancenis ont mis en place un dispositif d’accompagnement incluant des aides à l’investissement, des aides à l’amortissement, un engagement de rotation et des aides à la trésorerie. Pour deux bâtiments neufs de 400 m2, l’aide est de 6 400 € à la mise en place, puis de 1 600 € par an pendant neuf ans, avec l’engagement de ne pas avoir de vide sanitaire de plus de trois semaines pendant dix ans. En cas de reprise de deux bâtiments, l’aide initiale est de 3 200 €, puis de 1 600 € par an pendant quatre ans, avec un engagement de rotation sur cinq ans. Terrena est également caution des prêts, à hauteur de 20 ou 30 %, selon les départements. Enfin tous les éleveurs bénéficient d’un engagement de marge, celui-ci étant calculé à la moyenne des 66 % meilleurs résultats. « L’EBE dégagé avec deux bâtiments est en moyenne de 22 000 € par an, toutes charges déduites, sauf les annuités et la MSA », précise Pascal Lemoine.
Un autre aspect mis en avant par les Fermiers d’Ancenis est son engagement en faveur de l’environnement. Après avoir mis en place 32 hectares de couverts mellifères sur les parcours (au minimum 1 m2 par mètre carré de bâtiment), le groupement a engagé en 2011 un programme de plantation de haies bocagères. « L’engagement est que chaque éleveur plante et entretienne au moins 200 mètres linéaires de haies sur ses parcours, dont au moins 100 mètres à l’intérieur du parcours, indique Pascal Lemoine. L’objectif devrait être atteint à la fin de cet hiver. » Avec Terrena, le groupement réfléchit aussi à l’installation de panneaux photovoltaïques sur les poulaillers, ainsi qu’à la question des bâtiments amiantés.

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