Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Les chercheurs s'intéressent aux marques épigénétiques en volailles

Les facteurs d’élevage peuvent modifier l’expression des gènes et les performances : c’est ce que l'on appelle l’épigénétique. Voici trois exemples illustrant la recherche récente sur ces marques épigénétiques en volailles.

*  Une carence en méthionine chez la cane modifie le poids de foie des descendants mulards


À l’Inra de Castanet-Tolosan, des canes communes ont reçu un aliment carencé en méthionine. Cet acide aminé a été choisi pour son rôle épigénétique comme facteur de méthylation de l’ADN. Les descendants mâles gavés à 12 semaines pendant 12 jours ont un poids de foie supérieur de 60 grammes par rapport aux mulards du groupe témoin. « Le résultat le plus frappant est que l’effet s’inverse sur les descendants femelles avec une réduction du poids de 100 grammes », souligne Mireille Morisson. Les travaux de recherche s’intéressent aux liens épigénétiques entre les carences nutritionnelles et le métabolisme hépatique.


* L’acclimatation de l’embryon à la chaleur modifie à long terme la thermorégulation du poulet


L’Inra du Val de Loire a montré qu’il était possible d’améliorer les capacités d’adaptation du poulet à la chaleur ou au froid en modifiant les paramètres de température et d’hygrométrie dans l’incubateur à une période précise de l’embryogenèse. « Cette acclimatation thermique modifie la température du poulet, sa physiologie (capacité respiratoire) et l’axe thyroïdien qui stimule la production de chaleur, mais pas les performances de croissance jusqu’à 28 jours », précise Anne Collin, de l’Inra. Lorsque l’on soumet ces poulets à une chaleur modérée, l’expression de certains gênes impliqués dans le métabolisme musculaire est six fois plus importante que les témoins.


* L’impact de l’aliment sur les performances des descendants


Le programme de recherche Utopige, réalisé en partenariat avec l’Inra et le sélectionneur de poules pondeuses Novogen, étudie la faisabilité d’une sélection génomique pour la production d’œufs de consommation. L’un des volets du programme consiste à regarder l’intensité de ponte des filles des coqs génotypés aussi bien en aliment basse que haute énergie et à rechercher les marques épigénétiques.

Voir aussi article

"L'épigénétique pour mieux exprimer le potentiel génétique"

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Aviculture
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Aviculture
Newsletter COT'Hedbo Aviculture (tendances et cotations de la semaine)