Aller au contenu principal

Revêtement de sol en volailles de chair
Le bitume plus facile à chauffer que le béton

La SCEA Le Quaireux a revêtu d’un enrobé très compact les sols en terre battue de ses poulaillers. Elle apprécie ce matériau moins difficile à chauffer que le béton et facile d’entretien.

OLIVIER THIBAULT, CHEF D’ÉLEVAGE DE LA SCEA LE QUAIREUX. « La litière n’est pas colmatée. Elle se détache très facilement du sol. »
OLIVIER THIBAULT, CHEF D’ÉLEVAGE DE LA SCEA LE QUAIREUX. « La litière n’est pas colmatée. Elle se détache très facilement du sol. »
© A.P.

 

 


Pour la SCEA Le Quaireux, un sol bitumé est bien plus avantageux qu’une dalle bétonnée. Sur les 5 000 m2 de surface en poulet et dinde que compte l’exploitation basée à La Ronde, quatre bâti- ments ont été revêtus d’un enrobé, dont le premier en 2008. Les deux poulaillers encore sur terre battue seront rénovés ainsi dès que le sol sera trop abîmé. Ce choix répond avant tout à une problématique de gain de temps et d’organisation du travail, comme l’explique Thierry Marolleau, l’un des dirigeants de l’exploitation deux-sèvrienne. Elle emploie deux salariés à temps plein, en charge des six poulaillers.

 


Le sol et la litière à la même température

 


« Les sols en terre battue doivent être refaits tous les dix ans et cela nécessite beaucoup de main-d’œuvre. Nous voulions trouver une solution pour faciliter le nettoyage et la préparation des poulaillers lors des vides. » Pas question d’investir dans une dalle bétonnée. C’est d’ailleurs pour lui une aberration. « C’est une masse froide, trop dur à chauffer ! », estime-t-il. « L’enrobé bitumineux est plus isolant que le béton. Il emmagasine la chaleur », poursuit Olivier Thibault, le chef d’élevage. « Il n’y a pas de condensation entre la surface de l’enrobé et la couche inférieure de la litière.

 


C’est une surface qui percole légèrement. Les fuites d’eau mineures sont absorbées. Tout cela contribue à des litières plus sèches. On sollicite moins le chauffage. » Lors du curage, la litière se décolle facilement. « Comme il n’y a pas de condensation, elle reste très friable et ne colmate pas », a-t-il observé. Après le lavage des parois, le fumier est retiré grossièrement à l’aide du télescopique. Les finitions sont faites avec la balayeuse du tracteur puis au balai (une journée). Le bitume n’est pas lavé. La coque et le sol sont ensuite désinfectés.

 


Un enrobé plus lisse, compact et moins poreux

 


En plus du gain sur le confort de travail lors du vide, Olivier Thibault constate d’autres avantages communs au béton : l’absence de ténébrions (qui ne peuvent plus migrer en profondeur), la facilité de réglage du matériel de démarrage (sol plat fait au laser) et la faible consommation de copeau (7 kg/m2 au lieu de 9 kg en dinde et 3kg au lieu de 4,5kg en poulet).


Il existe différentes qualités d’enrobés comme il y a différentes qualités de sol bétonné. L’exploitation a sollicité une entreprise voisine spécialisée dans les enrobés bitumineux et qui a développé un produit spécifique pour les bâtiments avicoles (voir ci-dessus). « Beaucoup plus compact, Enrovol® est plus imperméable et plus lisse qu’un bitume routier », explique Frédéric Bonneau, de l’entre- prise Charier. Il reste malgré tout plus poreux qu’une dalle bétonnée (à condition qu'elle soit bien lisse). « L’enrobé est moins avantageux que le béton en termes de maîtrise sanitaire car il reste des interstices difficiles à nettoyer, conçoit Olivier Thibault. Mais c’est mieux que de la terre battue ! Il est toujours possible d’ajouter un enduit (goudron) ou une résine pour obtenir un revêtement très lisse mais on perd l’avantage de la légère percolation du bitume. »


Avec un prix proche d’un sol bétonné (20 euros/m2 dont 12,80 euros pour l’enrobé et 7,80 euros pour la préparation du sol), la SCEA Le Quaireux apprécie la rapidité de mise en œuvre du chantier. Il se déroule sur deux journées et ne décale pas la mise en place du lot à venir : mise à niveau du sol durant une journée et enrobage le lendemain durant 6 heures pour un poulailler de 800 m2. Les engins peuvent accéder au poulailler dès les jours suivants. La rotation annuelle n’est pas impactée.

 

D'autres avis d'éleveurs à lire en pages 22 à 24 de la revue Réussir Aviculture n°juillet-août 2012
 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Plan de relance agricole : des aides à l’investissement sur les couvertures de fosses et le matériel d’épandage
Depuis hier, 4 janvier 2021, les exploitants agricoles peuvent déposer un dossier de demande d’aide au renouvellement des…
Le Gaec du Metz, avec Anne-Laurence et Xavier Fleury, devant leurs fils Arthur (à gauche) et Victor, ont fait le choix de la poule pondeuse plein air pour diversifier leur exploitation laitière. © A. Puybasset
Des poules pondeuses plein air pour diversifier le Gaec laitier
Le Gaec du Metz, dans l’Orne, se diversifie dans la volaille avec son nouvel élevage de 15 000 poules pondeuses plein air, géré…
Suivez les foyers d’influenza aviaire sur la carte interactive de Réussir Volailles
La rédaction de Réussir Volailles actualise en permanence la cartographie des foyers d’influenza déclarés en Europe, afin…
L’entrée de la lumière par la toiture contribue à une intensité lumineuse plus homogène sur toute la surface du poulailler. © A. Puybasset
Les atouts de la lumière venue du toit du poulailler
Chez Martine et Gérard Jéhannin, la lumière naturelle rentre par des tabatières occultables. Une alternative aux fenêtres sur les…
Jérémy Choquet (à droite) et Xavier Moine, de Tuffigo-Rapidex : "Plus accessible, ce boîtier incite à aller plus loin dans l’optimisation des réglages. » © A. Puybasset
Une régulation de poulailler conçue « pour et avec » les éleveurs
L’équipementier Tuffigo-Rapidex innove avec l’ordinateur de régulation Serenity. Il est doté de nouvelles fonctionnalités, plus…
Les ventes de volaille à l’étranger sont en recul de près de 50 000 tonnes (-15 %) sur les 9 premiers mois de 2020 tandis que les importations reculent de 18 000 tonnes (- 4 %) sur la même période. Les mesures de confinement ont engendré un recul des importations de près de 20 % sur la période de mars à mai mais sont reparties à la hausse depuis le mois de juin.
La Covid-19 fait reculer le marché de la volaille française
Sous l’effet de la Covid-19, le marché français de la volaille pourrait se contracter en 2020, pour la première fois depuis 15…
Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)