Aller au contenu principal

La lutte contre la parvovirose en canard de chair doit être collective

Malgré la vaccination, la pression de contamination du virus de la parvovirose chez le canard de Barbarie a augmenté dernièrement. Sa maîtrise nécessite un renforcement des mesures de biosécurité à chaque maillon de la filière.

Les cas de parvovirose aigus peuvent toucher 
les lots de canards dès les premières semaines.
Les cas de parvovirose aigus peuvent toucher
les lots de canards dès les premières semaines.
© A. Puybasset

Jusqu’à présent, la parvovirose du canard de Barbarie s’exprimait surtout sous sa forme tardive, vers 8 à 10 semaines d’âge, avec des cas subcliniques associés à des retards de croissance et d’emplumement et une hétérogénéité. Depuis deux ans, certaines zones de production, notamment des Pays de la Loire, doivent faire face à une augmentation de cas aigus et précoces (avant 3 semaines d’âge), induisant une mortalité élevée et des conséquences technico-économiques importantes. Les raisons de cette recrudescence sont mal cernées. Elle n’est en tout cas pas liée à une évolution du virus de la parvovirose et à une moindre protection vaccinale. Depuis 2006, le laboratoire hongrois Ceva Phylaxia recueille et analyse par séquençage les différentes souches du terrain. « Toutes celles retrouvées ces dernières années sont génétiquement très proches des anciennes. Nous n’avons pas détecté de virus variant », explique Mathieu Couteau, responsable de la gamme volaille du laboratoire Ceva.



Le vaccin limite la réplication du virus sauvage


Pour Jérôme Durand, vétérinaire à Beaupreau dans le Maine-et-Loire, l’augmentation des cas aigus s’explique par une contamination du lot qui a lieu de plus en plus tôt. « Le virus de la parvovirose est très contagieux et peut persister très longtemps dans les élevages. Il est possible que la contamination du site de production se fasse à la fin du lot précédent et soit peu visible (pas ou peu de signes cliniques vers 10 semaines). Si le nettoyage et la désinfection du site sont insuffisants, une contamination du lot suivant peut avoir lieu dès les premières semaines de vie, période de grande sensibilité du caneton à ce virus et avant que l’immunité soit suffisamment développée, suppose-t-il. Il faut se préoccuper davantage des cas de parvoviroses tardives. » L’éleveur peut agir sur les principaux facteurs de risque d’une récidive : décontamination poussée (bâtiment, et en particulier les caillebotis, abords, matériel), gestion des desserrages et du lisier, maîtrise sanitaire contre les autres agents pathogènes… « En revanche, il est du ressort de chaque intervenant de la filière de respecter les mesures de biosécurité pour éviter une contamination primaire d’un élevage : le couvoir, les équipes d’intervention, le camion d’aliment ou d’abattage, le technicien comme le vétérinaire. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour les industriels brésiliens, le marché européen du poulet ne leur apporte plus que 4 % de leur chiffre d&#039;affaires à l’export.</em>
Le poulet brésilien veut doubler ses volumes exportés

Le ministère brésilien de l’Agriculture prévoit qu’à partir de 2035, l’industrie avicole écoulera sur le marché mondial…

<em class="placeholder">Provimi a enquêté et regroupé une douzaine de conseils qui font la relation entre les pratiques d&#039;élevage et les performances à 5 semaines des poulettes. Stade crucial ...</em>
Quelles sont les meilleures pratiques des éleveurs de poulettes pour favoriser l’allongement de la ponte ?

Provimi a audité 32 éleveurs de poulettes et recensé les bonnes pratiques des 48 premières heures pour obtenir des poulettes…

<em class="placeholder">Système HatchCare d&#039;alimentation précoce au couvoir</em>
Poulet de chair : une meilleure croissance grâce à l’alimentation précoce

Au couvoir ou en éclosion à la ferme, la pratique de l’alimentation précoce apporte des bénéfices non négligeables en…

<em class="placeholder">-	Provimi conseille l’apport d’un antioxydant contre le vieillissement prématuré des cellules et un hépato protecteur par cure afin de soutenir le foie et limiter ...</em>
« Des lipides alimentaires pour plus d’œufs produits » : rentabilité augmentée jusqu’à 100 semaines avec des rations réduites en énergie

Des travaux montrent que la réduction de l’énergie et l’apport de lipides dans l’aliment induisent une meilleure persistance…

<em class="placeholder">Avec des élevages de 500000 poulets en moyenne (contre 22000 en France), les grands groupes tels que MHP bénéficient d’économies d’échelle colossales. </em>
L’Ukraine pourrait être le grenier avicole de l’Europe

La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE soulève de nombreuses questions. Entre la déstabilisation du marché européen…

<em class="placeholder">Groupe d&#039;éleveurs et représentants de la filière volaille de chair devant un bâtiment d&#039;élevage catalan, visite organisée par le GIVCB</em>
« Adapter nos poulaillers français à la chaleur à moindre coût »

En construisant ou rénovant, il paraît indispensable de pouvoir adapter le parc bâtiment aux fortes chaleurs, en s’inspirant…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)