Aller au contenu principal

Insectes : Comment le groupe Orvia produit des millions de larves de mouches sélectionnées

 À partir de mouches soldat noires sélectionnées, Cycle Farms, la filiale insectes du groupe Orvia, obtient une descendance multipliée par 100 en moins de quatre semaines. Visite sur le site de Louroux-Béconnais en Mayenne.

Salle de reproduction comprenant plusieurs volières de ponte.
Salle de reproduction comprenant plusieurs volières de ponte.
© Orvia

Le nouveau site de multiplication des mouches reproductrices sélectionnées par Cycle Farms a été installé au Louroux Béconnais (Mayenne) dans un couvoir reconditionné du groupe Orvia. 

Ce site de 2400 m² est une étape entre la phase de R&D et la production à l'échelle industrielle. L’outil a été dimensionné pour produire 500 millions de larves par semaine à pleine capacité. Opérationnel depuis avril 2022, il en produit actuellement la moitié et augmente avec les besoins grandissants des clients, potentiellement au nombre de six en France. D’autres clients pourraient être attirés à l’avenir.

Cycle Farms est déjà capable de livrer chaque jour un cinquantaine de millions de larves dont 95 % pèsent chacune entre 4 et 6 mg, et qui atteindront entre 140 et 160 mg en sept à dix jours, selon les substrats et les conditions d’ambiance. Cycle Farms peut aussi livrer de futurs reproducteurs, sous forme de pupes.

Vers une industrialisation des process

« À terme, nous introduirons plus de technologie pour soulager un travail pour l’instant très manuel. » Beaucoup des tâches des quinze employés seront mécanisables : préparation quotidienne des rations des larves (4 tonnes par jour), multiples manipulations de bacs d’animaux, tri des larves, préparation des commandes…

« Les retours des clients sont très positifs, dans la mesure où nous arrivons à livrer de manière régulière une biomasse calibrée. C’est le résultat d’une bonne maîtrise de la technique de reproduction, aussi primordiale chez les insectes que chez les volailles. »

Élevage d’insectes et avicole ont en commun d’être segmentables, ce qui facilite leur maîtrise technique. Les pratiques acquises en élevage avicole ont été transposées à la multiplication de la mouche soldat noire.

Quatre phases à maitriser 

 La ponte

Arrivée des bacs de pupes des futurs reproducteurs.

Réception des parentaux (mâles et femelles) sélectionnés, sous forme de pupes conditionnées dans des bacs numérotés (traçabilités ascendante et descendante), répartition dans des volières maintenues entre 25 et 35 °C, émergence des adultes (environ 2 cm de long),

Salle de reproduction comprenant plusieurs volières de ponte.

Reproduction durant environ une semaine (jusqu’à 1000 œufs pondus par femelle à partir du troisième jour de vie) puis disparition naturelle, ramassage des pondoirs collectifs et contrôle qualité. Un vide d’une semaine est régulièrement effectué dans chacune des sept salles de ponte.

L'incubation des œufs a lieu au bout de 48 à 72 heures

Les oeufs récoltés sont incubés dans des incubateurs et dans des conditions spécifiques (température et hygrométrie). Cycle Farms ne communique pas sur cette phase stratégique à ses yeux.

La croissance des larves pendant six jours.

Les bacs ensemencés de larves nouvellement écloses séjournent dans deux salles de « démarrage ».

Ensemencement des bacs contenant un substrat comportant des coproduits fruitiers et légumiers, ainsi que des céréales, grossissement dans deux salles offrant des conditions de température et d’hygrométrie différentes.

Manipulation des caisses de grossissement des larves.

Les larves passent de 0.015 mg à 5 mg.

Le tri des larves et l'expédition

Tri final des larves. Le substrat doit être friable pour une séparation optimale des larves.

Passage des bacs dans une machine à tapis vibrants séparant les larves du substrat devenu friable, évaluation du nombre et du poids moyen (autour des 5 mg),

Préparation de l'expédition. Les larves comptées par pesée sont conditionnées en bac avec un support nutritionnel

Préparation des bacs de livraison selon le cahier des charges du client.

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment poule pondeuse Cocorette</em>
« Nous recherchons de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France » annonce le directeur de Cocorette

La filière œuf de Noriap, Cocorette, recherche de nouveaux producteurs de poules pondeuses dans les Hauts-de-France. Les…

<em class="placeholder">« Le passage du code 3 au code 2 répondait à la demande de notre principal client et aux attentes sociétales », souligne Olivier Traineau.</em>
« Une rénovation à 25 euros par poule pondeuse pour passer du code 3 au code 2 »

Éleveurs de poules pondeuses en Maine-et-Loire et fournisseurs d’ovoproduits, Olivier et Marine Traineau ont transformé leurs…

<em class="placeholder">Guénaël Le Sourd, directeur d’Huttepain Bretagne, et Philippe Cotillard, responsable de l’activité œufs, entourent Samuel Beunel, aviculteur à Plumelec (56), et sa ...</em>
Production d’œufs : « Grâce à mon deuxième poulailler plein air, je me projette dans l’avenir »

Après avoir appris le métier avec un poulailler de 20 000 poules plein air, Samuel Beunel, installé à Plumelec, dans le…

<em class="placeholder">Le portage en vers intestinaux, les helminthes, a été largement sous-estimé pour les productions de pondeuses et de chair, plein air et biologique.</em>
Une stratégie gagnante contre les vers intestinaux des volailles

La prévention, la surveillance et un traitement raisonné du parasitisme restent les meilleures armes pour protéger la santé et…

<em class="placeholder">Antoine Lijour : « En reconstruisant un poulailler de 1 800 m2, la condition était de ne pas avoir à consacrer davantage de temps qu&#039;avec l&#039;ancien. » </em>
« Pour mon bâtiment de poulet export de 1 800 m2, j’ai raisonné mes choix en fonction du temps de travail »

Après l’incendie de son poulailler statique de 1 200 m2 en poulet export, Antoine Lijour a reconstruit un…

<em class="placeholder">Hilaire Bousseau parvient à limiter ses pertes en canetons à 0,4% en moyenne.</em>
« Je sécurise le démarrage de mes canetons »

Pour Hilaire Bousseau, éleveur en Maine-et-Loire, le démarrage des canards est un moment clé pour la réussite du lot. Tout est…

Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)