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Grippe aviaire : la solidarité s’organise pour les éleveurs des zones indemnes

  En 2023, le Cifog et le FMSE mettront en place un fonds sanitaire de 4 millions d’euros pour soutenir les éleveurs de palmipèdes gras des zones indemnes d’influenza aviaire.

© Cifog

Le conseil d’administration du Cifog (interprofession du foie gras) a adopté le 10 novembre un accord créant un fonds de 4 millions d’euros (M€) pour soutenir les éleveurs des zones indemnes d’influenza aviaire, pénalisés par la pénurie de canetons mais hors du champ de l’indemnisation publique.

Cet accord a été voté « à l’unanimité », précise Marie-Pierre Pé, la directrice du Cifog, se disant « fière de cette solidarité qui va pouvoir s’exprimer ». Le Cifog abondera la moitié du fonds, l’autre moitié provenant du FMSE (Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnement

La part du Cifog sera financée par une augmentation de la cotisation sanitaire (CS) versée par les éleveurs de palmipèdes prêts à gaver et par les gaveurs. À partir du 1er janvier 2023 et pour un an, la CS passera à 40 € pour 1 000 palmipèdes mis en place (éleveurs) ou abattus (gaveurs), contre 10 € les 1 000 auparavant. Cette cotisation abonde le « fonds sanitaire » du Cifog, créé en 2018 pour compléter et financer le FMSE.

Indemnisations selon les critères du FMSE

Le fonds sanitaire du Cifog pourra indemniser les « pertes chez les éleveurs et gaveurs des zones indemnes directement ou indirectement affectés par l’absence de livraisons en provenance ou à destination des élevages bloqués ou foyers ». Pourront aussi être pris en charge les « pertes liées à des mesures de sécurisation sanitaire décidées par le Cifog dans ses accords interprofessionnels », ou encore des « frais d’analyses ». « Le mode de calcul des coûts et pertes éligibles est celui retenu dans la cadre du FMSE », précise l’accord.

En octobre, l’ingénieure du Cifog Marie Laborde chiffrait les besoins des éleveurs en zones indemnes à « environ trois millions d’animaux manquants, soit 11 M€ ». Des besoins qui ont été depuis « réduits environ de moitié », estime Marie-Pierre Pé. Selon elle, les opérateurs ont répondu à l’appel du Cifog à « servir préférentiellement en canetons les éleveurs en zones indemnes ».

Au printemps, la seconde vague d’influenza 2021-2022 a dévasté les élevages de reproducteurs des Pays de la Loire, une région qui produit 75 % des canetons français. Avant cela, la première vague de la maladie avait directement affecté le Sud-Ouest, premier producteur de foie gras. La production 2022 était attendue en baisse de 30 à 35 % par rapport à 2021, sans compter les impacts des foyers de l’épisode 2022-2023.

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