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Gaver aux heures ouvrables, c’est possible !

Le Palmipole a testé des techniques et rythmes de gavage originaux pour améliorer la charge de travail des gaveurs : repas quotidien, gavage « social », saut d’un repas du dimanche ou baisse de l’ingéré.

FACUUU--Marie-Dominique Bernadet de l'Ira. "De nouvelles techniques de gavages sont testées dans le but d'améliorer la charge de travail du gaveur."
© A. Puybasset

Selon le Réseau des fermes de références, le temps de travail hebdomadaire en atelier de gavage est de 41 heures pour 1 000 canards et de 52 heures pour 370 oies. Pour réduire la pénibilité du travail, optimiser les coûts de main-d’œuvre et améliorer l’attractivité du métier, le Palmipole a étudié plusieurs pistes, dont les premiers résultats d’essais expérimentaux ont été présentés lors de la journée Itavi des palmipèdes à foie gras, fin septembre 2016.

Celle qui semble la plus prometteuse est celle du gavage « social » avec deux repas quotidiens aux heures ouvrables (8h et 16 h) au lieu de la méthode habituelle à 12 heures d’intervalle (6 h et 18 h). « Les résultats sont surprenants et encourageants, souligne Marie-Dominique Bernadet, du Palmipole. En jouant sur la nature du mélange (ajout de grains de maïs le soir pour ralentir le transit digestif) et sur la courbe de gavage pour limiter la durée du jeûne entre repas (45 % de la dose journalière distribuée sur le repas du matin), le gavage aux heures aménagées ne pénalise pas les performances de gavage. Il a par ailleurs permis de réduire significativement le taux de fonte. Un effet positif à confirmer et à expliquer. » Cet essai réalisé sur des lots de 50 canards va être renouvelé sur de plus grands effectifs avec un abattage sur site industriel.

S’affranchir d’un repas par week-end

L’expérimentation sur l’administration d’un seul repas quotidien est moins convaincante. « Cette technique, testée sous différentes variantes, ne permet pas une stéatose optimale. » La meilleure performance en termes de poids de foie a été obtenue avec un gavage par jour la première semaine puis deux par jour la seconde (536 g en 15 jours). Elle est loin du niveau du lot témoin : 753 grammes en 12 jours.

La station a également démontré l’intérêt de l’"effet béquille" qui consiste à fournir une dose d’aliment constante pendant les premiers repas, suivie d’une progression classique de 25 grammes par repas. L’effet recherché est de diminuer l’ingéré et la pénibilité du gavage en logement collectif tout en améliorant la qualité des foies. « Un gavage sans progression pendant les 36 premières heures n’altère par les performances techniques. L’ajout d’un complément du commerce plutôt qu’à base de granulé finition permet de diminuer l’ingéré (gain de 434 g de maïs par canard) et de maintenir le poids et la couleur des foies."

La piste qui est désormais explorée consiste à supprimer un repas par week-end en optimisant la courbe et les horaires de gavage. L’intérêt est par exemple de s’affranchir du gavage du dimanche matin. Les résultats sont très attendus des gaveurs. Quelques-uns le pratiquent déjà en compensant le repas supprimé par l’ajout de fructose dans l’eau de boisson. L’inconvénient majeur étant que cela favorise le développement bactérien dans les abreuvoirs.

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