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Miscanthus : en litière plutôt qu’en combustible chez Guillaume Lamier

Guillaume Lamier valorise son miscanthus sous forme de litière, en remplacement de paille et de copeau. Il est pourtant détenteur d’une chaudière à biomasse.

Guillaume et Patricia Lamier ont choisi d’utiliser leur paille pour le chauffage et leur miscanthus pour la litière.
© P. Le Douarin

Installés dans l’Orne, Patricia et Guillaume Lamier exploitent un site de cinq bâtiments (6 300 m2) et 200 hectares de SAU. Depuis 2011, ils ont planté 12 hectares de miscanthus qu’ils valorisent uniquement pour leur litière, alors qu’ils disposent d’une chaudière à biomasse avec échangeurs eau/air. Celle-ci ne fonctionne qu’avec la paille de l’exploitation, même si elle est capable de brûler du miscanthus. Ce choix est tout à fait logique pour Guillaume. « Notre chaudière est conçue pour être approvisionnée par des ballots. Utiliser le miscanthus stocké en vrac nous obligerait à le reconditionner. Et nous avons un gisement de paille à valoriser. » Enfin, il faudrait accroître la surface cultivée. « Les 12 hectares ne suffisent déjà pas à couvrir nos besoins annuels », sachant que le rendement avoisine les 12 tonnes/hectare dans la parcelle la plus ancienne.

Pour éviter de repailler en dinde

En dinde, Guillaume répand une couche d’une dizaine de centimètres sur son sol en terre battue (environ 7 kg/m2). « Le miscanthus absorbe quatre fois plus que la paille, estime-il. Je parvenais à élever mes dindes sans recharger en cours de lot. C’était vraiment un très grand avantage en termes de confort de travail. » La possibilité de chauffer sans regarder à la dépense de paille a dû jouer, concède-t-il. Avec cette litière très absorbante, il faut plus se préoccuper des griffures que des brûlures sous les pattes. Depuis peu, l’éleveur élève du poulet de 35 jours sur miscanthus, seul ou avec de la paille (environ 4 kg/m2), « mais je manque de recul pour donner mon avis ». L’éleveur estime le coût de revient de son miscanthus à 45 euros/tonne qu’il compare avec du copeau acheté à plus de 150 euros la tonne, et avec une qualité variable. S’il devait l’acheter (de 120 à 150 € sans le transport), son intérêt serait bien moindre.

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