Aller au contenu principal

Des échangeurs plus faciles à nettoyer

Les modifications apportées par les fabricants d’échangeurs de chaleur rendent leur nettoyage plus aisé, même s’il reste parfois long. Les grands caissons ont des besoins d’entretien très réduits.

Un échangeur encrassé perd en efficacité (jusqu’à deux fois moins de débit) et devient une source potentielle de contamination du bâtiment.
Un échangeur encrassé perd en efficacité (jusqu’à deux fois moins de débit) et devient une source potentielle de contamination du bâtiment.
© A. Puybasset

En quelques années, plus d’un quart des bâtiments de chair ont été équipés d’un échangeur-récupérateur de chaleur. Une enquête réalisée en 2012 par l’Itavi et les chambres d’agriculture a confirmé leur rôle premier sur l’économie de gaz, de l’ordre de 30 %. Les éleveurs ont également plébiscité la baisse du taux d’hygrométrie et la meilleure maîtrise de l’ambiance.
En revanche, ils ont pointé du doigt les difficultés d’entretien, du fait d’une mauvaise accessibilité et du temps à consacrer au nettoyage. Il était en moyenne de 1 h 15 par appareil. L’enquête révélait que plus de la moitié des éleveurs ne désinfectaient pas les blocs au niveau des entrées d’air neuf, considérées à tort comme non contaminées. Un échangeur encrassé perd en efficacité (jusqu’à deux fois moins de débit) et devient une source potentielle de contamination du bâtiment.
C’est dans ce contexte qu’a été mise en place l’étude Clean-RC dont l’objectif était d’évaluer la contamination des appareils et de proposer un protocole de décontamination. L’étude récemment publiée indique que, dans l’ensemble, « il est possible de décontaminer les appareils de façon satisfaisante à condition de respecter le protocole défini ». Efficace, ce dernier reste néanmoins fastidieux puisqu’il nécessite une heure par appareil. Cela reste contraignant notamment pour les bâtiments équipés de plusieurs appareils. D’autant plus qu’à l’heure où les élevages s’agrandissent et se spécialisent, les éleveurs cherchent à rationaliser leur travail et à gagner du temps.

Efficacité thermique et facilité d’entretien sont parfois antagonistes

Depuis les premiers modèles, des améliorations ont été apportées pour faciliter leur entretien : meilleure accessibilité avec des matériaux plus faciles à nettoyer, mise au point d’outils de lavage, dépoussiérage ou nettoyage automatiques. Les équipementiers et les utilisateurs interrogés en témoignent. Malgré tout, il reste encore des efforts à faire.
Stimulée par les aides du Plan de performance énergétique, l’offre d’échangeurs s’est étendue en à peine cinq ans, d’abord avec des « petits échangeurs » à plaques (Systel, Lead Le Roy) puis à tubes (Elva, Tuffigo-Rapidex, Orela) et avec des plus grands caissons (Agro-Supply, Plettenburg, Big Dutchman, Pal et Systel). L’éleveur n’a plus que l’embarras du choix, en fonction de ses objectifs d’efficacité thermique, des besoins de main-d’œuvre et… de son portefeuille.
Très peu exigeants en entretien avec leurs systèmes de pré-filtration ou de nettoyage automatique, les grands caissons d’échanges sont très séduisants, mais leur coût est toutefois élevé (jusqu’à 40 000 euros). La question de leur retour sur investissement se pose lorsque l’on considère la seule économie de gaz, et en particulier dans les bâtiments neufs de dernière génération dotés d’une isolation renforcée. Il est toutefois réduit par l’amélioration de l’ambiance et le gain de temps, plus complexes à chiffrer.



Les plus lus

<em class="placeholder">-	Provimi conseille l’apport d’un antioxydant contre le vieillissement prématuré des cellules et un hépato protecteur par cure afin de soutenir le foie et limiter ...</em>
« Des lipides alimentaires pour plus d’œufs produits » : rentabilité augmentée jusqu’à 100 semaines avec des rations réduites en énergie

Des travaux montrent que la réduction de l’énergie et l’apport de lipides dans l’aliment induisent une meilleure persistance…

<em class="placeholder">Emma Carfantan</em>
« Je m’installe en poules pondeuses avec un bâtiment agrandi »

Emma Carfantan a démarré cet été son premier lot de poules pondeuses en code 2 dans son poulailler, agrandi et rénové…

<em class="placeholder">Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan : « La litière obtenue avec les gros granulés de paille est très absorbante et confortable pour les ...</em>
« Les gros pellets de paille offrent une litière efficace pour mes poulaillers »

Jean-Louis Thébaud, éleveur de poulets lourds dans le Morbihan, a testé durant un an une litière de pellets de paille…

<em class="placeholder">Christelle Lalondrelle s’est installée sur un site en location au cœur de la forêt des Landes en production certifiée de poulets fermiers des Landes.</em>
Des cabanes landaises automatisées et rentabilisées en sept ans pour les poulets fermiers

Christelle Lalondrelle a rejoint son mari sur la ferme familiale avec la reprise d’un site en poulets fermiers des Landes. La…

<em class="placeholder">Selon les estimations de l&#039;Itavi, environ deux poules sur trois seraient désormais produites dans des exploitations soumises à l’IED.</em>
Mon élevage de volailles sera-t-il concerné par la directive IED ?

La révision de la directive IED sur les émissions industrielles introduit de nouvelles règles. Le décryptage de l’Itavi en…

<em class="placeholder">Eleveur dans son bâtiment pondeuses</em>
« Ma stabulation transformée en bâtiment de ponte »

En 2017, Samuel Tallec a mis un terme à son atelier lait et transformé avec succès sa stabulation en poulailler de poules…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)