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Chauffage avicole : des aides variées et variables pour le bois-énergie

Les aides publiques octroyées à une installation de chauffage à biomasse varient entre régions, au sein d’une région et même selon le moment.

Avec des aides régionalisées et nationales, pérennes ou ponctuelles, la recherche des subventions n'est pas simple.
Avec des aides régionalisées et nationales, pérennes ou ponctuelles, la recherche des subventions n'est pas simple.
© P. Le Douarin

L’exemple de la Bretagne est révélateur de la relative complexité des dispositifs d’aides régionales et nationales mobilisables pour mieux rentabiliser une installation de chauffage à biomasse. À l’heure actuelle, trois dispositifs sont mobilisables : le Plan bois énergie Bretagne (PBEB), le Fonds chaleur et le dispositif Tremplin.

Le Plan bois énergie Bretagne (PBEB) a été lancé en 2000. Régional, il est cofinancé par l’Agence pour la transition Énergétique (Ademe), le conseil régional et les départements 29 et 35. Le taux d’aide atteint 20 à 25 % de l’investissement. Au préalable, il faut justifier une démarche de maîtrise de l’énergie (bâtiments postérieurs à 2009 ou rénovés thermiquement avec un PCAEA 412).

Le Fonds chaleur géré par l’Ademe au niveau national est plus intéressant que le PBEB, car le taux d’aide avoisine les 45 %. Mais, il est réservé aux chaufferies ayant une production annuelle supérieure à 1 200 MWh, qui est très rarement atteinte en élevage avicole. Les aviculteurs peuvent néanmoins y avoir accès avec un projet moins important, si leur commune fait partie d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui a signé un « contrat de développement des énergies renouvelables thermiques » (Cot ENR). Il existe partout en France, mais sa durée est limitée à trois ans. Donc, il faut réagir vite dès qu’un Cot ENR est signé.

Le dispositif national « Tremplin vers la transition écologique des PME » a été lancé en janvier 2021 dans le cadre du Plan France relance. Il permet d’obtenir des aides sensiblement égales à celle du Fonds chaleur (mais plafonnées à 200 000 euros), sans les conditions contraignantes de puissance. Bien qu’il soit national, certaines régions l’ont ajusté à leur stratégie, comme les Pays de la Loire qui ont exclu la production de chaleur. L’action Tremplin se terminant en juin 2022, il est conseillé de se renseigner au plus vite, sachant que son budget est limité (principe du « premier arrivé-premier servi »).

Pour en savoir plus sur les aides disponibles à votre niveau local, vous pouvez contacter l’Ademe, votre chambre d’agriculture ou les structures d’animation bois énergie regroupées au sein du comité interprofessionnel du bois énergie, comme l’association Aile en Bretagne.

 

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