Aller au contenu principal

Charges d'électricité en élevage : Des « amortisseurs » pour les coûts d’énergies

Conscient du choc énergétique engendré par la hausse des prix, l’État a mis en place trois dispositifs d’aides aux entreprises, dont les agriculteurs.

Les agriculteurs accéderont aux aides Bouclier tarifaire avec leur compteur à moins de 36 kVA, ou bien à l'aide forfaitaire de 25 % seulement si le prix facturé dépasse 325 euros le MWh.
Les agriculteurs accéderont aux aides Bouclier tarifaire avec leur compteur à moins de 36 kVA, ou bien à l'aide forfaitaire de 25 % seulement si le prix facturé dépasse 325 euros le MWh.
© Enedis/ B. Bechet

Mis en place fin 2021 pour les consommateurs, le bouclier tarifaire, concerne aussi jusqu’à fin 2023 les petites entreprises qui disposent de compteurs de moins de 36 kVA. À condition qu’elles aient aussi moins de dix salariés et réalisent moins de 2 millions de chiffre d’affaires. La hausse des kWh électriques sera limitée à 15 % en 2023. Une partie des agriculteurs seulement pourra en bénéficier.

Le second dispositif, opérationnel depuis juillet 2022, s’intéresse aux gros consommateurs d’énergies (gaz et électricité). Ces dernières aides ont été simplifiées le 19 novembre, mais restent compliquées dans le détail, quoique en dise Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Seront désormais éligibles les entreprises ayant vu leur facture de gaz et d’électricité augmenter de 50 %, et non plus doubler. Les plafonds d’aide ont été doublés pour chacune des trois catégories de taille d’entreprises.

La condition d’un pourcentage minimal du chiffre d’affaires dépensé en achat d’énergies s’applique non plus sur 2021 (3 %), mais sur 2022 (6 % au 1er semestre). Compte tenu de ce critère pénalisant, il est peu probable que les agriculteurs puissent accéder au dispositif destiné aux gros consommateurs d’énergie, même s’ils le sont, ce qu’a d’ailleurs dénoncé le syndicalisme agricole.

Troisième dispositif plus simple

Conscient du trou dans la raquette des aides aux entreprises, le Gouvernement a annoncé un troisième dispositif le 27 octobre. Il est destiné aux entreprises TPE/PME réalisant moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette aide couvrira toute l’année 2023.

Le dispositif consiste à compenser la hausse à partir d’un prix de l’électricité de 325 euros le MWh jusqu’à un plafond de 800 euros le MWh. Entre ces deux bornes, une aide forfaitaire de 25 % s’applique à la consommation, en dehors du dispositif Arenh (prix de base de 49,50 euros le MWh réajusté fin 2023 par l’écrêtage). Une TPE ayant une tarification C2-C4 (tarif jaune-vert de plus de 37 kVA) touchera une compensation d’au maximum 118,75 euros le MWh (un quart de [800 euros – 325 euros]), c’est-à-dire 11 875 euros par tranche de 100 MWh consommés.

Le mécanisme administratif est simple. C’est du moins ce qu’a annoncé le ministre Bruno Le Maire. Muni de son numéro de Siret, l’entrepreneur déposera ses factures d’électricité à un guichet digital unique, l’administration se chargeant de contacter le fournisseur. La réduction de prix sera directement décomptée de sa facture d’électricité.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pour améliorer l’empreinte environnementale, la priorité pour un éleveur consiste à activer les leviers liés à l’alimentation à réduire notamment l’Indice de ...</em>
L’indice de consommation des volailles, un levier technique et environnemental

Réduire l’indice de consommation permet d’améliorer ses performances techniques et son empreinte environnementale. C’est un…

<em class="placeholder">« Je voulais un bâtiment performant », souligne Nicolas Ramond.</em>
« J’ai investi dans un poulailler performant »

Installé en 2022, Nicolas Ramond a investi dans un poulailler neuf de 1700 m² pour la production de poulets et de dindes. La…

<em class="placeholder">Dix-huit poulaillers ont été construits en 2025 et quarante bâtiments le seront en 2026.</em>
Près de 600 bâtiments de poules pondeuses à construire d’ici 2035

La filière œuf veut accélérer la construction de poulaillers, pour atteindre 10 millions de places supplémentaires d’ici…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de la Béharie, Valentin Durand, Pauline Neel et Valentin Neel, entourés d’Alain Salmon (à gauche) et Nicolas Leduc (à droite) des ...</em>
« Nous voulons plus de bien-être dans notre bâtiment de volailles de chair »

Le Gaec de la Béharie dans l’Orne a investi dans un bâtiment Terre-Neuve avec jardin d’hiver afin d’améliorer les conditions d…

<em class="placeholder">Huit parcs ont été divisés en deux parcs de 9 m² pour séparer les mâles et les femelles. </em>
Eclosion à la ferme : l'Anses obtient de meilleures performances en dindes

Une expérimentation de l’Anses montre que les performances de croissance sont plus élevées en éclosion à la ferme pour les…

<em class="placeholder">Si les souches blanches et rustiques sont les plus adaptées pour l’allongement de la durée de vie des poules, des leviers existent aussi pour les poules rousses et brunes.</em>
Lever les freins à l’allongement de la vie des poules

Lancé en 2024 pour quatre ans, le projet Interreg Omelette vise à identifier et lever les freins à l’allongement de la durée…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)